Pêche blanche: les mordus sont déjà à leurs cabanes

Denis Hudon
Pêche blanche: les mordus sont déjà à leurs cabanes

Les cabanes à pêche sur le lac Saint-Jean font à nouveau partie du paysage hivernal. Pour Aventure Lac-Saint-Jean qui a ses pénates à Roberval, la saison est lancée depuis le 27 décembre dernier, mais la prudence est toujours de mise.

L’avantage de faire affaire avec une entreprise spécialisée dans le domaine, c’est que des échantillons sur l’épaisseur des glaces se font régulièrement.

« Le lac est gelé, mais pas partout. Avec les écarts de températures, sur un lac de 1 000 km carrés, l’épaisseur des glaces n’est pas uniforme. Nous, on prend des échantillons fréquemment et on s’assure que tout est pleinement sécuritaire avant d’accompagner la clientèle à nos cabanes », lance le propriétaire et guide d’Aventure Lac-Saint-Jean Charles Dufour.

Il y a une vingtaine d’années, on pêchait principalement la lotte l’hiver. Depuis, les habitudes des amateurs de pêche blanche ont bien changé. Le doré demeure de loin l’espèce la plus populaire.

« Le doré, c’est un poisson qui nécessite une plus grande attention. Il faut surveiller ses lignes, ça bouge souvent », dit Charles Dufour.

La saison de la pêche sur la glace est encore jeune et la clientèle est au rendez-vous. Avec au moins deux groupes par jour, Aventure Lac-Saint-Jean a déjà plusieurs réservations pour cet hiver. Les quatre guides ont passablement de quoi se tenir occupés avec quatre cabanes sur le lac Saint-Jean et une autre sur le lac Vert à Hébertville.

Plus de 400 cabanes sur le lac Saint-Jean

Le mois de janvier est généralement le moment le plus fort de la saison pour la pêche sur glace. Dans un hiver, Aventure Lac-Saint-Jean accueille et accompagne environ 250 amateurs de pêche blanche.

Habitué du lac Saint-Jean, Charles Dufour estime à environ 400 cabanes à pêche actuellement sur le Piékuagami, sensiblement le même nombre que l’an dernier.

« On commence à être habitué de vivre avec les mesures sanitaires et la clientèle aussi. Toutes les mesures sont prises, y compris la ventilation des cabanes. Le seul hic, c’est la clientèle européenne qui ne sera pas au rendez-vous pour une deuxième année ».

Avant la COVID-19, celle-ci représentait environ 10 % de la clientèle d’Aventure Lac-Saint-Jean. La majorité des touristes proviennent des grandes régions comme Montréal et Québec et de quelques autres régions du Québec. Le Saguenay-Lac-Saint-Jean représente plus ou moins 25% de toute la clientèle.

Si Charles Dufour a un conseil à donner à monsieur et madame Tout-le-Monde, c’est de vérifier régulièrement l’état de la glace sur le lac, en prenant des échantillons. Mieux vaut prévenir que guérir.

 

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