Les coûts d’exploitation explosent

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Par Jean Tremblay
Les coûts d’exploitation explosent
Chez Transport D. Dumais, on maintient une flotte de 20 camions. D’autres entreprises, elles, ont fait le choix de réduire leur nombre de véhicules.  (Photo Trium Médias – Serge Tremblay)

Coût des pièces qui passe du simple au double, pneus qui doivent être commandés un an à l’avance, carburant diesel en forte hausse, l’industrie du transport vit d’importantes transformations. Chaque entreprise cherche des solutions et pour certaines, cela va aussi loin que de vendre des camions pour continuer d’opérer avec profitabilité.

Chez Transport D. Dumais de Dolbeau-Mistassini, la pénurie de main-d’œuvre a été comblée récemment grâce à l’arrivée de nouveaux employés.

« Malgré tout, ça va bien. Nous avons embauché trois jeunes qui s’ajoutent à notre équipe de travail qui compte une trentaine d’employés », explique Kim Gaudreault, président de Transport D. Dumais.

Par contre, l’explosion du coût du diesel a fait mal à l’entreprise installée sur la 7e Avenue.

« En 2021, ça nous a coûté 1,5 M$ de plus pour le diesel. Il faut donc augmenter notre chiffre d’affaires considérablement pour compenser cette hausse. Depuis 2022, nous appliquons une surcharge de carburant de 15 à 20% auprès de nos clients. Nous n’avons pas le choix », ajoute-t-il.

Kim Gaudreault ajoute que l’augmentation des coûts et la rareté des pièces et pneus « ont fait mal à l’entreprise ».

« Les pièces coûtent presque le double. Pour les pneus, il faut maintenant prévoir longtemps à l’avance pour en obtenir. En décembre dernier, nous avons commandé nos pneus pour l’été 2020 et l’hiver qui s’en vient. Ça exige de supporter un inventaire plus gros. »

La clientèle de Transport D. Dumais est composée de 50% de forestiers et 50% d’autres clients commerciaux.

« Notre principal créneau se concentre sur le transport de fardiers pour l’industrie forestière et la voirie. Nous opérons avec 20 camions et 35 remorques. »

Une autre solution : diminuer la flotte

Pour solutionner le problème de la pénurie de main-d’œuvre,  Transport Interfax de Saint-Félicien a adopté une stratégie différente : réduire la taille de la flotte.

« On a vendu des camions. Nous virons moins, mais il en reste autant », mentionne Éric Naud, copropriétaire de l’entreprise qui a pignon sur rue dans le Parc industriel de Saint-Félicien.

Pour lui aussi, l’augmentation du prix du diesel et des autres frais d’exploitation a des conséquences majeures dans les opérations quotidiennes.

« Les coûts d’opération ont considérablement augmenté. Pour certains clients, on obtient une compensation pour faire face à ces hausses, mais pour d’autres, ce n’est pas possible. »

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