La pêche au doré l’emporte haut la main sur la ouananiche

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Par dhudon
La pêche au doré l’emporte haut la main sur la ouananiche
Dame Nature n’a pas été très coopérative jusqu’à la semaine dernière et la pêche dans l’aire faunique communautaire du lac Saint-Jean s’en ressent. (Photo : despositphotos.com)

La pêche dans nos rivières et sur le lac Saint-Jean n’est pas, jusqu’à maintenant du moins, miraculeuse, bien au contraire. La pluie et le vent à répétition que l’on connaît ne sont pas ce qu’on pourrait appeler des conditions favorables pour attraper du poisson. La pêche à la ouananiche est très ordinaire tandis que celle au doré s’en tire pas si mal.

Outre la mauvaise température, la crue printanière qui a gonflé le niveau du lac est un autre facteur qui entre en ligne de compte.

« Quand il pleut presque tout le temps et avec de forts vents, ce n’est pas très bon pour la ouananiche. Les sédiments fins qu’on retrouve en suspension dans les bassins d’eau, ça ne favorise pas l’amateur de pêche à la ouananiche. Même le sonar a de la misère à détecter le poisson », dit Marc Archer, de la Corporation LACtivité Pêche (CLAP).

Heureusement les conditions ont quelque peu changé ces derniers jours avec le retour du soleil.

Il ajoute cependant que depuis l’ouverture en mai, les prises de ouananiches ont été observées en plusieurs endroits. « Ce n’est quand même pas une grosse saison jusqu’à date », reconnaît-il.

La situation est bien meilleure pour le doré. Les mêmes conditions énumérées ci-haut ont moins d’emprise sur le doré.

« C’est meilleur pour le doré. Cette espèce est beaucoup plus à l’aise dans les profondeurs. Les vrais pêcheurs de doré, les habitués comme on dit, ils arrivent à faire de bonnes prises encore cette année », poursuit Marc Archer.

Vente des droits d’autorisation de pêcher à la baisse

N’empêche que les mauvaises conditions de pêche ont un effet sur la vente des droits d’autorisation de pêcher dans l’aire faunique communautaire du lac Saint-Jean (AFC).

« C’est un manque de 75 000 $ par rapport à la même période l’an dernier alors qu’une année moyenne est d’environ 500 000 $. Mais la saison de pêche n’est pas encore terminée et on ne sait pas ce que nous réserve Dame Nature dans les prochaines semaines. Il faut faire avec », philosophe le directeur général de la CLAP.

Et même avec le prix de l’essence qui a considérablement augmenté, Marc Archer n’y voit pas un facteur très influent sur les résultats de la pêche cet été.

« La température a plus affecté la pêche que le prix de l’essence. Les pêcheurs sortent moins quand il pleut et vente presque tout le temps. Les propriétaires d’embarcation n’ont pas eu à faire le plein d’essence souvent depuis l’ouverture de la pêche ».

 

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