Décès du pompier Dominic Jean : la CNESST rend son rapport d’enquête

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Par Serge Tremblay
Décès du pompier Dominic Jean : la CNESST rend son rapport d’enquête
Des pompiers en action (photo à titre indicatif seulement) (Photo : Trium Médias - Serge Tremblay)

La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a rendu son rapport en lien avec le décès du pompier Dominic Jean lors d’une intervention dans une ferme de Saint-Edmond-les-Plaines, le 24 mars dernier. Une analyse déficiente des informations liées à la stratégie d’intervention est notamment en cause, conclut le rapport d’enquête.

Rappelons que le 24 mars dernier, vers 17h10, la Régie intermunicipale de sécurité incendie du secteur GÉANT a été appelée à intervenir dans un incendie à un bâtiment de ferme dans la localité de Saint-Edmond-les-Plaines.

Deux pompiers ont été autorisés à entrer à l’intérieur du bâtiment pour repérer et combattre l’incendie. Des composantes intérieures du bâtiment, incluant un rail suspendu, ont toutefois cédé peu de temps après, écrasant l’un des pompiers.

Une tentative de sauvetage a rapidement été orchestrée, mais il n’a pas été possible de retrouver le pompier en question avant l’effondrement complet de la partie du bâtiment. Le décès de Dominic Jean a été constaté sur place peu après qu’il ait pu être extirpé des débris.

La CNESST conclut qu’une analyse déficiente des informations préalables au choix de la stratégie d’intervention a entrainé deux pompiers à combattre l’incendie à l’intérieur du bâtiment, les exposant à un danger d’effondrement.

La CNESST a interdit à la Régie d’utiliser une stratégie d’attaque à l’intérieur d’un bâtiment jusqu’à ce qu’elle ait pu démontrer que son processus d’analyse est conforme aux règles en vigueur et que ses pompiers ont été formés adéquatement. La Régie s’est pleinement conformée à ces exigences.

Une telle analyse doit notamment reposer sur une évaluation des risques et bénéfices associés à l’intervention, la prise en considération du temps écoulé entre l’appel initial et l’arrivée sur les lieux ainsi que la mise en place d’une enquête 360 degrés (ou mesure équivalente) avec l’utilisation d’une caméra thermique lorsque l’équipement est disponible et approprié.

Le rapport d’enquête sera transmis à l’École nationale des pompiers du Québec, à l’Institut de protection contre les incendies du Québec, l’Association des gestionnaires en sécurité incendie et civile du Québec, l’UMQ, le Regroupement des associations de pompier du Québec et au Syndicat des pompiers du Québec.

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