À Girardville, le secret est dans la Boîte à lunch

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Par dhudon
À Girardville, le secret est dans la Boîte à lunch
Le sourire de la propriétaire Janic Gagnon est à l’image de son commerce. (Photo : Trium Médias - Denis Hudon)

À Girardville, on ne part jamais sans sa Boîte à lunch. Le dépanneur alimentaire avec cantine prépare des plats qui ne sont pas sans rappeler les mets populaires d’antan que concoctaient nos grands-mères. Le petit commerce est très vite devenu un incontournable, pour les forestiers et les travailleurs en général, mais il est aussi un lieu de rencontre pour beaucoup de résidents du village.

Dans les cuisines de Janic Gagnon, la propriétaire de la Boîte à lunch, une toute petite équipe travaille comme des abeilles. Il n’y a pas que la bonne odeur de la bonne cuisine, ça sent la joie et la passion aussi.

« C’est beaucoup notre marque de commerce. Les gens viennent ici pour notre cuisine, nos mets préparés maison, nos articles de dépannage ou encore pour déjeuner, diner ou simplement jaser autour d’un bon café. Ils viennent aussi pour l’ambiance et l’accueil », explique Janic Gagnon.

Au milieu des années 2010, lorsque le dépanneur du village ferme définitivement, cette passionnée de cuisine et de cueillette de petits fruits sauvages y voit une opportunité de lancer sa propre affaire de traiteur et s’y installe. Au fil du temps, l’espace commence à manquer dans les cuisines.

« Il y avait à ce moment des travaux de voirie majeurs sur la rue Principale. L’accès à mon commerce en était perturbé. C’était l’occasion ou jamais de me dénicher un nouvel emplacement et de transformer mon commerce. J’ai déménagé à quelques pâtés de maisons. C’est comme ça qu’est née en 2019 la Boîte à lunch ».

Pas de recette miracle

Pour cette cuisinière, il n’y a pas de recette miracle au succès.

« Quand on a la passion et que cette passion est partagée par toute l’équipe, on ne se pose pas longtemps de questions. On ne compte pas nos heures non plus et à quelque part, cette passion est bien ressentie par la clientèle ».

Elle reconnaît que sans les forestiers et les travailleurs de l’usine Résolu, qui composent une grande partie de la clientèle régulière, il serait difficile de survivre.

La cantine compte 25 places et aux heures de repas, c’est généralement plein. C’est aussi un lieu de rencontre populaire où les gens aiment bien jaser, au milieu de l’après-midi, tout en prenant une bouchée ou un café.

« Je me considère très chanceuse de vivre de ma passion. C’est du stress et beaucoup de travail, mais je suis heureuse comme ça. L’alimentation, c’est mon point d’ancrage, j’ai ça tatoué sur le cœur », conclut Janic Gagnon.

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