Un achalandage exceptionnel au Club de golf de Dolbeau-Mistassini

Denis Hudon
Un achalandage exceptionnel au Club de golf de Dolbeau-Mistassini
(Photo : courtoisie)

Alors que plusieurs prédisaient une saison de misère en raison de la COVID-19 et du confinement de la première vague, le Club de golf de Dolbeau-Mistassini aura connu au contraire un été presque magique.

« Comme achalandage, c’a vraiment été exceptionnel! Il faut dire que le golf a été le premier sport à pouvoir démarrer sa saison à temps. La pandémie a fait que les gens sont restés au Québec et ça s’est traduit par une clientèle supplémentaire », explique son président, Réjean Lalancette.

Plusieurs anciens sont revenus au golf et ont dit qu’ils allaient revenir l’an prochain. La hausse est particulièrement observée chez la clientèle des 25 à 35 ans.

« Au début de la saison, on ne savait vraiment pas à quoi s’attendre. On avait comme une épée au-dessus de la tête. On a vite compris ensuite que les gens voulaient en profiter le plus possible », poursuit le président.

Même pendant les jours de canicule, Réjean Lalancette mentionne que le terrain était rempli de monde.

« Les golfeurs ont très bien répondu aux consignes de la santé publique en appliquant toutes les règles sanitaires et respectant la distanciation sociale », assure-t-il.

Permis journaliers et forfaits

Ce sont principalement les permis journaliers qui ont contribué à la hausse de l’achalandage, de l’ordre de 20 %, selon les estimations de la direction.

Difficile de donner des chiffres exacts alors que le bilan officiel sera dévoilé seulement lors de l’assemblée générale annuelle, prévue quelque part au mois de novembre.

« À vue de nez comme ça, c’est certain qu’on a constaté qu’il y avait plus de joueurs qu’à l’habitude venant de l’extérieur de la région ».

Augmentation aussi dans la vente de forfaits où les golfeurs choisissent le nombre de parties avec des visas de 10, 15, 20, 25 parties et même plus dans la saison.

Le président observe par ailleurs une perte de joueurs chez les juniors (10 à 18 ans), plusieurs ayant décroché un emploi d’été dans le secteur avec certains besoins liés à la pandémie.

« Même chez nous, au club de golf, on a perdu quelques jeunes qui sont allés travailler à d’autres endroits. »

Évidemment, avec la fermeture du restaurant-bar, qui représente une perte de revenus majeure, le club a dû gérer très serré ses finances. Le fort achalandage enregistré sur les verts viendra sauver les meubles. Réjean Lalancette pense même que le club pourrait clôturer sa saison avec un petit surplus.

 

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