Compétition de pompiers : un participant belge découvre l'hospitalité du lac

Compétition de pompiers : un participant belge découvre l'hospitalité du lac
Un pompier en pleine action lors d’une des épreuves de la Compétition de pompiers au centre-ville de Dolbeau.

ENDURANCE. La Belgique est représentée à la 13e édition de la Compétition de pompiers de Dolbeau-Mistassini qui se poursuit encore, jusqu’à dimanche après-midi. Léonard Grégory n’arrête pas de s’émerveiller depuis qu’il a mis le pied en terre québécoise et plus surpris encore de l’accueil extraordinaire qu’il reçoit au Pays des Bleuets.

« C’est vraiment incroyable. On est venus me chercher à l’aéroport de Québec (Jean-Lesage) avec un drapeau de la Belgique et une pancarte pour m’accueillir et me conduire ensuite jusqu’à Dolbeau-Mistassini. Je suis reçu comme un roi », dit Léo, qui aime bien qu’on l’appelle ainsi, encore sous le coup de l’émerveillement depuis sa traversée de l’Atlantique.

Malgré un court séjour, celui qui est originaire de la ville de Braine-le-Comte en région wallonne et qui est venu expressément participer à la Compétition des pompiers, a déjà goûté à la poutine et même à un dessert aux bleuets dans des restos de Dolbeau-Mistassini. Du ragoût aussi.

« Je n’avais jamais vu une poutine de ma vie avant aujourd’hui. J’ai adoré le goût et je vais très certainement essayer de copier la recette à mon retour en Belgique », lance celui qui vient du pays de la frite et de la bière, un point en commun Québec-Belgique.

Le Brainois a aussi visité la nouvelle caserne sur le boulevard Vézina et rencontré le personnel. « C’est un peu différent de chez nous, autant les camions, qui sont plus longs chez vous, que les équipements. J’aimerais revenir suivre une formation ici, car vous avez une expertise énorme en combat d’incendie, surtout les feux de forêt », lance Léonard Grégory.

SOPFEU

Lundi, il se rendra justement à l’aéroport de Roberval pour voir les CL-415, les Canadair, comme il dit. « Carl Lupien m’a déjà organisé tout ça. On n’a pas chez nous de Canadair. En cas de besoin, la Belgique fait appel à la France pour ce genre de combat incendie aérien. Je jubile déjà à l’idée que je vais voir ces avions sur place ».

Carl Lupien, le président de la Compétition, lui a même fait faire un tour dans un boisé, derrière l’École Secondaire des Chutes, histoire de lui montrer que la forêt est partout au Québec.

Pours ce qui est de la compétition, Léonard Grégory s’amuse comme un petit fou. Il trouve les épreuves très exigeantes physiquement et veut organiser une compétition semblable l’an prochain, chez lui. « On est là d’abord pour s’amuser, mais on a aussi une fierté. On ne veut pas décevoir ses coéquipiers », dit celui qui complétait l’équipe Dolbeau-Mistassini 2, en compagnie de Micheal Tremblay, Éric Gaudreault et Tony Guillemette. Au départ d’une épreuve s’annonçant épuisante, il a lancé à ses coéquipiers « On va s’en péter une après », qui veut dire, on va prendre une bonne bière après tous nos efforts », ce à quoi les pompiers dolmissois n’ont pas hésité à relever l’invitation.

De son côté, Carl Lupien est très heureux de la participation de la Belgique et s’il y a une 14e édition l’an prochain, il compte sur Léonard Grégory pour faire la promotion de l’événement et qui sait il pourrait recruter de ses compatriotes.

Bénévolat et finances, voilà le nerf de la guerre. Les commandites sont en décroissance depuis quelques années et avec un budget de 25 000 $ et une quinzaine de bénévoles seulement, l’entreprise est difficile à maintenir, reconnait Carl Lupien. Tout cela sera d’ailleurs évalué au terme de cette édition. Idéalement, l’organisation aurait besoin d’un budget annuel oscillant entre 45 000 $ et 50 000 $ et au moins 25 bénévoles.

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