Métaux GBL fonce malgré la pénurie de main-d’oeuvre

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Par Serge Tremblay
Métaux GBL fonce malgré la pénurie de main-d’oeuvre
(Photo : Trium Médias - Serge Tremblay)

La rareté de main-d’œuvre impose un frein aux possibilités de croissance de bien des entreprises. Métaux GBL a pour sa part choisi de foncer et vient tout juste de décrocher des contrats d’une valeur de 7 M$.

L’entreprise aura le mandat de monter les structures d’aciers d’une école, d’un aréna et d’une aérogare dans le secteur de la Baie-James ainsi qu’un bâtiment de culture en serre en Abitibi.

Métaux GBL procédera à la préparation et à la confection de l’ensemble des pièces d’acier à son atelier de Dolbeau-Mistassini avant de les expédier sur place pour monter et boulonner les structures.

Embauche

Pour y arriver, l’entreprise devra trouver des employés additionnels en atelier, en plus de doubler la taille de son équipe de chantier.

« Étant donné notre taille, c’est toujours un défi de prendre de gros contrats comme ça. On devra aller au-delà de la capacité normale de l’entreprise. On est normalement 16 en atelier et on devra passer à 20 ou 21 travailleurs et il faudra sans doute ajouter 6 ou 7 employés de plus sur notre équipe de chantier », mentionne Raynald Guillemette, directeur financier et ressources humaines.

Il estime qu’il sera possible de trouver cette main-d’œuvre localement même s’il est bien connu que les soudeurs sont actuellement une denrée rare. Un plan B consisterait à avoir recours à de la sous-traitance, mais Raynald Guillemette espère ne pas avoir à en venir là.

À très court terme, l’entreprise entrera dans la phase de dessin et amorcera sa période d’embauche. Ces contrats assureront à eux seuls du travail pour plusieurs mois.

« L’atelier tournera à pleine capacité jusqu’à la fin septembre et le travail en chantier devrait se poursuivre jusqu’à la mi-novembre. »

Le marché s’améliore

Après avoir tourné au ralenti pendant quelques années, le marché de la construction semble vouloir reprendre de la vigueur. Métaux GBL souhaite que la roue puisse continuer de tourner et ainsi conserver tous les nouveaux emplois créés.

« Le marché de la construction était plus difficile et on avait généralement de l’ouvrage pour garder nos gars 8 ou 9 mois par année. On va essayer très fort de pouvoir garder nos gens. Le marché est meilleur qu’il ne l’était et on sait que le gouvernement veut investir dans les écoles, alors il y aura possiblement des budgets de ce côté pour de la construction. »

Raynald Guillemette ajoute que lorsque les secteurs minier et des ressources naturelles se portent bien, Métaux GBL arrive généralement à tirer son épingle du jeu. Il estime que le projet BlackRock devrait offrir quelques opportunités additionnelles de maintenir ses travailleurs en emploi.

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