Hôtellerie : faire contre mauvaise fortune bon coeur

Denis Hudon
Hôtellerie : faire contre mauvaise fortune bon coeur
Le Motel Chute des pères, sur le boulevard Panoramique. (Photo : Trium Médias - Denis Hudon)

L’industrie hôtelière se prépare pour une saison touristique estivale qui n’a nul équivalent dans son histoire en raison de la pandémie. Les hôteliers du secteur comptent énormément sur la clientèle régionale et intra-Québec pour passer à travers.

Audrey Rousseau est directrice du Motel Chute des pères et de l’Auberge La Diligence à Dolbeau-Mistassini.

Les deux établissements sont à nouveaux ouverts, depuis le 25 mai.

« Les gens commencent à planifier leur été. C’est plus une clientèle individuelle pour le moment. Ce sont surtout les cyclistes et quelques motocyclistes qui s’arrêtent dans nos établissements présentement. La Véloroute des Bleuets amène toujours une clientèle régulière et depuis juin, ça commence à se faire sentir. »

Il faut dire que les cyclistes sont habitués de s’arrêter au Chute des pères avec la Véloroute qui passe littéralement devant sa cour.

Audrey Rousseau s’attend à une reprise progressive au fil des prochaines semaines et prochains mois.

« On est encore tôt dans la saison et il faudra voir comment la clientèle va réagir en cette année de crise de la COVID-19. Si on connaît du beau temps cet été, les gens vont vouloir en profiter. Une température clémente l’été est toujours prometteur pour les affaires dans le milieu hôtelier. »

Pénurie de main-d’œuvre

Avec les nouvelles mesures sanitaires qui s’ajoutent avec la pandémie, Audrey Rousseau reconnaît que les tâches sont multipliées, mais que le personnel s’est rapidement adapté.

Tant à La Diligence qu’au Motel Chute des pères, la clientèle régionale et intra-Québec est importante. Audrey Rousseau espère elle aussi que les gens vont en profiter plus que jamais cet été pour visiter la région.

La question de la pénurie de main-d’œuvre, elle, demeure entière. C’est ce qui inquiète davantage.

« Ça demeure très préoccupant. On ne reçoit pas beaucoup de CV ou pas du tout lors de nos offres d’emploi. Avant ou pendant la pandémie, le manque de main-d’œuvre, c’est exactement pareil. »

Pour Audrey Rousseau, il faut vivre avec la situation actuelle et continuer à offrir des services de qualité aux voyageurs.

« Je suis quand même confiante, même si je sais que ce ne sera pas le même achalandage que par le passé. On doit regarder en avant ».

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