Dolbeau-Mistassini préoccupée par l’état du commerce au détail

Serge Tremblay, journaliste de l'initiative de journalisme local
Dolbeau-Mistassini préoccupée par l’état du commerce au détail
Promenades du boulevard. (Photo : Trium Médias - Serge Tremblay)

Déjà, quelques commerces des Promenades du Boulevard ont annoncé qu’ils fermaient leurs portes de façon définitive et les bruits courent que d’autres le feront également avant longtemps. Une situation qui préoccupe grandement la Ville de Dolbeau-Mistassini.

« Ça nous interpelle, c’est certain. C’est un dossier qui date d’un certain temps, mais la situation actuelle fait en sorte que l’on en parle encore plus. Différentes actions ont été posées, dont la formation du collectif <@Ri>J’emboîte le pas<@$p>, mais il y en aura d’autres », a mentionné le maire Pascal Cloutier, invité à commenter la situation.

Ce dernier a cru bon d’insister à nouveau sur le fait que même lorsque l’on pense sauver quelques dollars en achetant en ligne ou encore à l’extérieur, ce n’est pas tout à fait exact.

« Quand on regarde la colonne des revenus de la Ville, on ne voit pas de montant en provenance d’Amazon. On achète, on envoie notre argent là-bas, mais il n’y a rien qui reste ici en revenus de taxes et rien non plus pour toutes nos campagnes de financement, événements et festivals. »

En tout, la Ville de Dolbeau-Mistassini tire environ 30 à 32 % de ses revenus de taxes auprès des commerces et industries situés sur son territoire.

« Faites le calcul, si demain matin on enlève ça, il n’y aura pas 150 solutions pour retourner chercher de l’argent, ce sera dans la poche des citoyens. Quand on pense que l’on sauve de l’argent (en achetant en ligne), on n’en sauve pas, au contraire! »

L’achat en ligne pourrait se faire au profit des commerces locaux et des actions en ce sens seront mises en place prochainement, assure-t-on.

Message redondant?

À l’image de plusieurs, le maire souhaite que le message qui prévaut actuellement autour de l’achat local demeure ancré dans les habitudes des gens. Du même coup, il concède cependant que la ligne est mince entre sensibiliser la population et l’agacer.

« Il est vrai que ça fait longtemps qu’on en parle et on essaye de renouveler le message, même si ce n’est pas simple. Je pense cependant qu’on n’a pas le choix, il faut continuer de marteler le message de l’achat local, c’est trop important. »

 

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