Construction : sans être la folie, la reprise est bel et bien réelle

Denis Hudon
Construction : sans être la folie, la reprise est bel et bien réelle
(Photo : courtoisie)

La pause pandémie a affecté plusieurs secteurs de l’économie et les chantiers de construction en ont eux aussi souffert. Depuis le redémarrage des activités, les entrepreneurs en construction respirent un peu mieux. Il n’empêche que les pertes financières liées à cet arrêt sont réelles.

« Depuis le redémarrage, je considère que ça va quand même bien. Ce n’est pas la folie, mais on a du travail sur les chantiers. Ce qui nous aide, c’est qu’on avait des projets de construction et de rénovation signés avant la mise sur pause », explique Martin Rousseau de Construction Martin Rousseau.

Il avoue que la pause pandémie va faire mal au bout du compte.

« Je dirais à première vue que la baisse sera de l’ordre de 50 % environ, par rapport à l’an dernier ».

L’entreprise dolmissoise compte environ une vingtaine de travailleurs actuellement sur ses divers chantiers.

« Les soumissions commencent à sortir. C’est bon signe. On peut dire qu’on tire notre épingle du jeu. C’est certain que c’est différent à cause des nouvelles procédures sanitaires, mais les gars acceptent ça, même si on compte peu de cas de la COVID-19 dans la région et encore moins dans notre secteur. »

Construction Pascal Duchesne

Du côté de Construction Pascal Duchesne, on dit remarquer une hausse des coûts chez plusieurs fournisseurs. Tous les changements qu’on dû apporter les entreprises pour se conformer aux nouvelles règles sanitaires ont un prix.

« Pour les travaux de construction de maisons neuves, c’est assez facile de se conformer aux consignes, comme la distanciation sociale. Pour les travaux de rénovation, c’est autre chose. Les ouvriers ne disposent pas nécessairement des mêmes espaces et parfois le client n’a pas le choix de continuer à occuper sa résidence au moment où les ouvriers effectuent leurs tâches. C’est plus compliqué, mais on s’arrange », dit la gestionnaire Sandra Paré.

Lorsqu’elle analyse la situation dans son ensemble, celle-ci estime que c’est bien relancé dans l’industrie de la construction, considérant la situation exceptionnelle avec la pandémie. L’entreprise a même dû refuser des contrats ou encore les repousser.

« C’est évident qu’avec la COVID-19, c’est beaucoup de paperasse et beaucoup d’ajustements. On va devoir s’y habituer parce que ça risque fort d’être la nouvelle méthode de travail pour encore un bon bout de temps. »

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