Un premier été sans théâtre depuis 1995 pour Jimmy Doucet

Serge Tremblay, journaliste de l'initiative de journalisme local
Un premier été sans théâtre depuis 1995 pour Jimmy Doucet
(Photo : Trium Médias - archives)

Pandémie oblige, l’été 2020 sera le premier en 25 ans où l’auteur et metteur en scène Jimmy Doucet ne sera pas à fond de train dans la présentation de pièces de théâtre. Même si la Fabuleuse le tiendra occupé, il se désole pour les petits milieux qui étaient partenaires avec la Route des légendes.

« Avec la Route des légendes, il n’y a rien qui va se passer cet été. Ce qui est le plus triste, c’est que dans certains milieux, c’est plus qu’une pièce de théâtre, c’est un projet collectif qui mobilise beaucoup de citoyens. Je pense à Sainte-Monique, où une quarantaine de personnes s’impliquent et à Saint-Eugène où ils sont entre 20 et 30 », laisse tomber Jimmy Doucet.

Dans de tels cas, la présentation du théâtre d’été est non seulement une activité touristique, mais aussi une façon de mobiliser des gens autour d’un projet pendant la belle saison.

« C’est aussi une année d’évolution perdue pour nos comédiens. On avait de la belle relève qui allait prendre plus de place, c’est dommage. Avec ces shows, on était un peu une machine à créer de la bonne humeur et là on doit s’en passer à un moment triste où on en aurait besoin. »

Pour l’instant, impossible de dire ce qu’il adviendra l’an prochain. L’équipe de la Route des légendes demeure positive et veut continuer, mais encore faut-il que l’on puisse obtenir les indications que ce sera possible dans les temps.

Fabuleuse

Malgré tout, Jimmy Doucet se considère chanceux puisqu’il a amplement de temps pour travailler sur la prochaine mouture de la Fabuleuse histoire d’un royaume.

« Je suis chanceux d’avoir ça. Je regarde dans mon entourage et je vois plusieurs personnes qui se demandent ce qu’elles vont faire. Le milieu culturel est vraiment durement frappé. »

Même si la Fabuleuse n’aura pas lieu cette année, Jimmy Doucet a reçu le mandat de continuer le travail. Dans un premier temps, il doit mettre de sa couleur dans le spectacle, ce qu’il était prévu de faire pour cette année, mais on lui a aussi demandé de travailler dès maintenant sur de nouveaux tableaux plutôt que de le faire seulement l’an prochain.

« Plutôt que d’en faire juste une petite partie chaque année, on a du temps pour en faire davantage cette année. Et créer de nouveaux tableaux, c’est beaucoup de travail et ça demande aussi beaucoup d’argent. Ça va me tenir très occupé cet été. »

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