Québec solidaire presse l’Office de la protection du consommateur d’examiner de près les risques liés à la tarification dynamique dans les supermarchés du Québec, une pratique de fixation des prix qualifiée de déloyale par la formation politique de gauche.
La demande du parti survient à la suite de l’annonce d’une entente entre Loblaw — propriétaire des bannières Provigo et Maxi — et la firme américaine d’intelligence artificielle (IA) OpenAI.
Selon la formation politique, l’utilisation de l'IA par les grandes chaînes d'alimentation, combinée à l’arrivée d’étiquettes électroniques et à l’essor du commerce en ligne, pourrait ouvrir la porte à des modifications de prix « en temps réel », semblable à celles déjà utilisées pour la réservation de billets d'avion et de chambres d’hôtel.
Québec solidaire demande donc au gouvernement de commencer à encadrer l'utilisation de l'intelligence artificielle dans le commerce de détail afin d’éviter que l'épicerie devienne un « terrain d'expérimentation » pour des « pratiques opaques et potentiellement discriminatoires ».
Pour appuyer son argumentaire, Québec solidaire cite des expériences menées aux États‑Unis démontrant que deux ménages pourraient payer des montants nettement différents pour un panier d’épicerie identique. Certains écarts observés atteindraient jusqu’à 1200 $ US par année, selon le parti.
« Alors que l'usage de l'intelligence artificielle et de la tarification dynamique se multiplie dans plusieurs secteurs, il est de notre responsabilité d'agir en prévention pour protéger les familles québécoises. On ne parle pas ici de produits de luxe, on parle de nourriture et d'un besoin de base. Il est donc primordial d'évaluer les risques liés à ces nouvelles technologies et de s'assurer que ces pratiques soient balisées, transparentes et équitables. », a affirmé Alejandra Zaga Mendez, la responsable solidaire en matière d'économie.