Temps de lecture : 1 min 31 s

Santé mentale

Un tiers des nouveaux parents vivent de l’anxiété ou de la dépression

Le 02 mars 2026 à 13 h 00
Par Émile Boudreau - Journaliste

Un sondage panquébécois réalisée pour le Réseau des Centres de ressources périnatales du Québec (RCRPQ) révèle que de nombreux parents vivent des problèmes de santé mentale durant les deux premières années suivant la naissance de leur enfant, mais qu’une faible proportion d’entre eux sollicitent le soutien offert par les organismes communautaires.

Selon le sondage, près d’un tiers des parents d’enfants âgés de 4 ans ou moins affirment avoir éprouvé des symptômes dépressifs (31 %) durant la période périnatale, qui s’étend de la grossesse jusqu’aux deux ans de l’enfant. Ils sont encore plus nombreux, soit 37 %, à rapporter de l’anxiété suffisamment marquée pour affecter leurs activités quotidiennes.

De plus, 56 % des répondants disent avoir ressenti de la pression liée aux choix parentaux depuis l’arrivée au monde de leur enfant et un parent sur deux mentionne avoir ressenti de la solitude ou avoir vu sa santé mentale se fragiliser depuis la naissance de l’enfant.

Le RCRPQ explique que l’arrivée d’un bébé peut provoquer des bouleversements importants, autant physiques qu’émotifs. Les changements hormonaux, les réflexions identitaires, les transformations relationnelles, l'adaptation au rôle parental et le manque de sommeil créent un cocktail qui peut fragiliser même les parents ne présentant aucun facteur de risque.

Méconnaissance des ressources

Parmi les défis vécus au quotidien par les nouveaux parents, l’isolement social figure parmi les trois plus importants. Selon le sondage, 20 % des parents affirment qu’ils n’ont peu ou pas d’interactions sociales à l’extérieur de leur cellule familiale depuis la naissance de leur enfant.

Malgré cela, les parents sont très peu nombreux à se tourner vers les organismes communautaires. Seulement 12 % disent avoir reçu du soutien d’un centre de ressources périnatales ou d’une autre organisation communautaire. À l’inverse, 30 % affirment ne pas avoir obtenu d’aide parce qu’ils n’ont pas trouvé de service ou n’y ont pas eu accès.

« Plusieurs parents croient à tort que les organismes communautaires ne s'adressent pas à eux, qu'ils sont réservés aux personnes en situation de précarité. D'autres les découvrent seulement à leur deuxième ou troisième enfant. Il est essentiel que ces ressources soient mieux connues et davantage mises de l'avant, par exemple par les professionnels de la santé. », souligne Marie-Claude Dufour, directrice générale du RCRPQ.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 09 octobre 2026

Le retour des Marches de la persévérance à Val-Jalbert

Pour une nouvelle fois cette année, les pompiers du Service de sécurité incendie de Roberval (SSIR), accompagnés de membres des services d’urgence de la région, relèveront le défi de gravir les 764 marches de la chute Ouiatchouan, au Village historique de Val-Jalbert, vêtus de leur tenue de travail. Les citoyens de partout dans la région ...

Publié le 09 octobre 2026

Mathieu Lacombe exclu de la CAQ

Mathieu Lacombe s’est vu retirer son titre de ministre de la Culture et des Communications et a été exclu de la CAQ pour avoir participé au rassemblement électoral du Parti Québécois lundi soir. Le ministre, qui était en poste jusqu’à l’assermentation du nouveau gouvernement, est allé rejoindre des amis péquistes au rassemblement qui ...

Publié le 09 octobre 2026

Une femme décède dans un lit escamotable à Saint-Félicien

Une femme est décédée dans son lit escamotable le 25 septembre dernier à Saint-Félicien. Une enquête policière a été ouverte afin de faire la lumière sur les événements. La dame demeurait à la résidence pour aînés Les Habitations du Carrefour, à Saint-Félicien. Son décès a été constaté à 8 h 45 par les services d’urgence ...