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Fin du guichet d'accès à la première ligne

Le Dr Martin De la Boissière inquiet des décisions du gouvnernement

Vincent Pagé
Le 23 mai 2024 — Modifié à 12 h 37 min
Par Vincent Pagé - Journaliste

Le médecin Martin De la Boissière dénonce la position du gouvernement en santé qu’il décrit comme un « retour en arrière ». Selon lui, le gouvernement ne semble pas réaliser que l’arrêt des groupes de médecine entraînera des conséquences sur l’ensemble du système de santé, un réseau qui peine déjà à offrir ses services.

« À la Fédération, on pensait avoir trouvé une façon d’aider les gens qui n’ont pas de médecins, mais le ministre n’est pas satisfait. Malgré les promesses de relève, le besoin il est maintenant », dit-il.

Dans tout ce débat, il y a un aspect qui, selon le Dr De la Boissière, passe complètement sous le radar : le concept d’assiduité.

En bref, il s’agit d’un calcul qui pénalise les médecins de famille dont les patients consultent ailleurs que dans leur bureau. Avec le Guichet d’accès à la première ligne (GAP), les médecins des groupes de médecine familiale n’étaient plus pénalisés puisqu’ils s’occupaient de patients orphelins en plus de leurs patients réguliers.

« Ce qui risque de se passer, c’est que les médecins vont recommencer à voir exclusivement les patients qui leur sont attitrés. Donc, non seulement des milliers de patients n’auront plus accès à un médecin de famille, mais le système va s’engorger puisque ces patients vont se tourner vers les urgences à défaut de pouvoir consulter un médecin », mentionne le Dr De la Boissière.

Primes

Les primes de 120 $ que touchent les médecins participant au GAP sont un autre élément qui alimente les discussions. Pour Martin De la Boissière, l’enjeu n’est pas là.

« Il y a plusieurs groupes de médecine familiale à travers la province qui ont utilisé cette prime pour engager une infirmière auxiliaire à leurs frais pour s’occuper de la charge administrative dans le but d’avoir plus de temps pour les consultations », indique le médecin.

« Tout le monde parle du 120 $, mais on me donnerait 500 $ et ça ne m’intéresserait pas plus si on doit perdre l’accès aux services de première ligne (GAP). Le ministre n’a pas mentionné ce qui arriverait avec l’assiduité si le GAP venait à disparaître. C’est certain que nous sommes sur la défensive, elle est là la crainte », ajoute-t-il.

Silence radio

Selon les dernières informations, aucune négociation portant sur une alternative ou un nouveau modèle de soins de santé entre la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec et le gouvernement n’a eu lieu. Autant les médecins omnipraticiens que les patients sont dans le brouillard quant aux prochaines actions du ministre Dubé.

Dans les dernières semaines, le ministre de la Santé Christian Dubé a annoncé que le gouvernement considérait présentement de ne pas renouveler cette entente. Des doutes sur la rentabilité financière et sur la qualité de ces services sont les principales raisons énoncées par le ministre. 

Il est important de rappeler que cette entente a été mise en place en 2022 et qu’à l’origine le gouvernement espérait que 500 000 patients puissent être pris en charge. En date d’aujourd’hui, 900 000 patients à travers la province ont pu bénéficier des GMF.  

 

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