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« On construit l’avion en plein vol » - Josée Bouchard

Jean Tremblay
Le 17 décembre 2022 — Modifié à 07 h 18 min le 17 décembre 2022
Par Jean Tremblay - Journaliste

« On construit l’avion en plein vol » - Josée Bouchard

Depuis le 19 novembre dernier, onze étudiants (neuf femmes et deux hommes) provenant du Cameroun et de l’Algérie suivent une formation au Cégep de Saint-Félicien qui leur permettra d’obtenir la nouvelle Attestation d’études collégiales (AEC) en Intégration à la profession infirmière au Québec.

« Au Cégep de Saint-Félicien, nous avons accueilli la première cohorte d’étudiants au Québec. À la fin de leurs études, ils pourront travailler pour le réseau de la santé au Québec. Neuf proviennent du Cameroun et deux de l’Algérie », informe Josée Bouchard, conseillère pédagogique au Service aux entreprises et collectivités du Cégep de Saint-Félicien.

Le gouvernement Legault priorise les institutions collégiales provenant des régions pour offrir cette formation d’appoint. Sur une période de trois ans, Québec vise à intéresser 1 000 étudiants étrangers pour cette AEC.

Un partenariat d’appoint

« On nous suit de près parce que l’on construit l’avion en plein vol. Le projet fait l’unanimité. Il a pris naissance à la suite d’une alliance stratégique entre le ministère de la Santé et des Services sociaux avec Recrutement Santé Québec (RSQ), le ministère de l’Immigration et celui de l’Enseignement Supérieur. »

Le Québec pour quelles raisons ?

Lorsqu’on demande à Josée Bouchard ce qui attire au Québec ces futurs « anges gardiens », elle explique que deux motifs les interpellent.

« Dans leur pays, contrairement à certaines croyances, leur profession est très valorisée. Toutefois au Cameroun et en Algérie, ça demeure difficile d’évoluer dans leur profession alors qu’ici c’est possible de le faire. Deuxièmement, le rêve de vivre au Canada et de travailler dans un réseau de santé avec, pour leurs enfants, un système d’éducation de qualité vient également les chercher. »

Témoignages

Pour Maissa Meniche, de l’Algérie, le début de la formation se passe très bien. Elle ne regrette aucunement son choix d’avoir immigré au Québec.

« Par rapport aux cours, ça va. Par contre, c’est un peu plus difficile avec le climat. Il faut être bien habillé », mentionne l’étudiante, qui désire, à la fin de ses études, travailler comme infirmière à l’Hôpital de Roberval.

Justin Désiré Olinda, du Cameroun, a accueilli récemment sa conjointe et ses trois filles (6 ans, 4 ans et 7 mois) qui sont venues le retrouver. La famille réside dans la Maison du bel-âge à Dolbeau-Mistassini.

« On est bien content de tous se retrouver. Du côté des études, tout se déroule bien. Avant chaque examen, nous avons le temps d’étudier pour bien nous préparer. Bientôt, ma fille de six ans va intégrer une école à Dolbeau-Mistassini. Ce sera une autre étape qui sera franchie. »

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