Une proche aidante… aidée

Une proche aidante… aidée
Marilyne Simard

DÉFI. Être proche aidant, voilà un rôle qui amène son lot de défis; surtout quand en plus de s’occuper d’un proche, on doit gérer ses propres affaires, sans compter son travail et sa famille.

Suzie Morin, agit à titre de proche aidante pour sa mère, avec ses quatre frères et sœurs. Ces derniers souhaitaient que leur maman puisse rester chez elle, bien qu’elle souffre de l’Alzheimer et nécessite un accompagnement 24 heures sur 24.

«Pour moi, proche aidant est synonyme de générosité. Il s’agit en fait de rendre à quelqu’un que l’on aime ce qu’il nous a donné auparavant», explique Mme Morin.

«Nous avons la chance d’être cinq pour nous occuper de notre mère. Nous avons un horaire établi à la minute près et nous engageons trois personnes pour combler certains moments où nous ne sommes pas disponibles», précise la dame.

Bien qu’ils aient essayé, ils n’arrivent pas à combler tout l’horaire.

Besoin d’aide

C’est le moment où l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées (AQDR) de Chicoutimi entre en jeu avec son projet Le Répit à votre portée.

Les quatre matins par semaine où la famille Morin ne peut être présente, une accompagnatrice formée prend le relais.

«Les proches aidants ont besoin d’aide pour ne pas s’épuiser, ont besoin de support moral et d’informations sur la maladie, dans notre cas l’Alzheimer. C’est ce que l’on peut trouver avec l’Appui pour les proches aidants du Saguenay-Lac-Saint-Jean (Appui SLSJ)», ajoute Mme Morin.

1,4 M$ pour les proches aidants des aînés

Depuis 2013, l’Appui SLSJ a octroyé 1,4 M$ pour le développement de services destinés aux proches aidants d’aînés de la région, ce qui a permis le déploiement de 19 projets, dont celui de l’AQDR.

«On estime qu’une personne sur quatre agit comme proche aidant dans la région et nos projets permettront d’améliorer la qualité de vie de 7 500 d’entre eux», souligne Marilyne Simard, directrice générale de l’organisme.

Le plus gros défi, selon cette dernière, est de s’assurer que les gens s’identifient à la réalité de proche aidant d’aîné.

Rappelons qu’un proche aidant d’aîné est une personne qui investit de son temps, sans rémunération, pour les soins et le soutien à domicile d’un aîné ayant une incapacité significative ou persistante.

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