Une aventure de 2 100 km pour Denis et Marco

Photo de Serge Tremblay
Par Serge Tremblay
Une aventure de 2 100 km pour Denis et Marco
Marco Gilbert et Denis Bourgault, la veille de leur départ pour une virée de 2 100 km, principalement sur des chemins de gravier.

Les Normandinois Denis Bourgault et Marco Gilbert ont vécu toute une aventure! Ils se sont engagés dans un périple à moto de 2 100 km en direction de Radisson, principalement sur des chemins de gravier, avec une tente, un peu de nourriture, de l’essence et quelques équipements de base pour seuls bagages.

Un projet qui a germé l’an dernier et qui a fait l’objet d’une préparation minutieuse au cours de l’automne. Les deux comparses ont pris la route le 23 juin pour une virée de sept jours.

« J’ai recommencé à faire de la moto il y a quelques années et je suis redevenu mordu immédiatement. L’an passé, j’ai changé ma moto et j’avais le goût d’une belle grosse balade, de partir un peu à l’aventure dans le bois, dans des sentiers de gravelle. C’est Denis qui a tout planifié. On prévoit un voyage de sept jours, on n’est pas pressé et on veut avoir le temps d’en profiter », racontait Marco Gilbert, un jour avant le grand départ.

Itinéraire

Le trajet prévoyait d’abord de rallier Chibougamau pour ensuite atteindre Némiscau via la route du Nord. Les motocyclistes ont ensuite fait un détour afin d’emprunter la route de la Sarcelle pour finalement aboutir à Radisson. Le retour était prévu via Matagami, Chapais et La Doré.

« L’itinéraire a vraiment été prévu en fonction des stations-service. Ma moto a moins d’autonomie que celle de Marco, alors je dois trainer un réservoir de 10 litres et deux petites bouteilles de 2,5 litres. Je calcule que j’ai environ 380 km d’autonomie, alors ce sera serré pour certaines étapes. Surtout qu’on ne connaît pas l’état des chemins », expliquait Denis Bourgault avent de prendre la route.

Imprévus

Quelle sera la météo? Les chemins ont-ils été bien entretenus récemment? Combien de nourriture faut-il prévoir? Comment anticiper les bris mécaniques potentiels et y parer avec les bons équipements? Autant de questions auxquelles il faut tenter de répondre à l’avance.

« C’est une aventure, on ne sait pas ce qui nous attend. On peut aussi bien faire une crevaison, ou pire, fendre un pneu. On a ce qu’il faut pour se réparer, mais il faudra composer avec une grande part d’imprévu. La seule chose qui est immuable, c’est que l’on part avec le sourire et on reviendra avec le sourire! »

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