Un simulateur pour sensibiliser aux dangers du texto au volant

Un simulateur pour sensibiliser aux dangers du texto au volant
Le texto au volant est la distraction numéro un des jeunes conducteurs.

Difficile de résister à l’envie de jeter un œil à un message texte dès l’instant de sa réception, même lorsque l’on est au volant. C’est à cette problématique que s’attaque la Sûreté du Québec, en collaboration avec la Fondation CAA-Québec et la SAAQ, en permettant à des jeunes de 4e et 5e secondaire du comté de Roberval de vivre une expérience en simulateur de conduite.

Jusqu’au 15 novembre, la Sûreté du Québec et ses partenaires proposent à des étudiants de s’asseoir dans un simulateur de conduite et de faire face à différents scénarios tels que la conduite avec facultés affaiblies ou encore la conduite avec réception et envoi de messages textes.

L’objectif est d’amener les jeunes à prendre conscience des dangers de la distraction au volant. Pour y arriver, le simulateur compile un ensemble de données qui permet d’illustrer les risques encourus pendant l’envoi et la réception de « texto » au volant. Durée des moments d’inattention, distance avec les autres véhicules, freinage excessif, empiètement sur une autre voie de circulation, le simulateur n’en rate pas une.

« Quatre secondes, c’est en moyenne le temps où nos yeux quittent la route pour regarder un texto. À une vitesse de 100 km/h, ça représente une distance de 230 mètres », explique Louis-Olivier Pelletier, animateur du simulateur pour CAA-Québec. « Du moment où tu passes 50 % plus un du temps à une activité autre que ta conduite, c’est dangereux », poursuit-il.

Si les jeunes ne sont pas les seuls à utiliser leur cellulaire au volant, ils demeurent plus à risque. Les statistiques compilées par la SAAQ démontrent d’ailleurs que les jeunes de 16 à 24 ans continuent à être surreprésentés dans les collisions impliquant des blessures. Même si ce groupe d’âge représente seulement 10 % des détenteurs de permis de conduire, il constitue une part de 22 % des accidentés avec dommages corporels.

Partager cet article