Un mariage est possible entre opérations forestières et usages touristiques, croit la MRC

Photo de Serge Tremblay
Par Serge Tremblay
Un mariage est possible entre opérations forestières et usages touristiques, croit la MRC
Le préfet Luc Simard affirme qu’il est possible de faire de la récolte de très petite surface qui ne dénature pas les paysages et qui contribue à la régénération de la forêt. (Photo : Trium Médias - Serge Tremblay)

La MRC de Maria-Chapdelaine est réticente à créer un précédent en accordant un statut particulier au secteur Racine-Vauvert. Le préfet Luc Simard croit fermement qu’il est possible d’assurer un mariage adéquat entre les opérations forestières et les usages de nature récréotouristique du territoire.

« Il est vrai qu’il s’agit d’une belle forêt, mais la forêt elle est aussi belle au lac à Jim ou encore à proximité du 50e parallèle. On a 3 800 baux de villégiature sur notre territoire, si on doit commencer à accorder des statuts d’aire protégée, où est-ce que l’on trace la ligne? Pour moi, il y a un danger à créer un précédent », laisse tomber le préfet Luc Simard.

Celui-ci précise qu’il y a également un coût à soustraire des secteurs des terres publiques intramunicipales à toutes opérations forestières et affirme que cette donnée doit être prise en compte.

« Cette année, nos opérations forestières vont nous avoir rapporté 1,7 M$. C’est de l’argent que l’on réinvestit dans notre milieu. Les projets du Parc régional des Grandes-Rivières n’auraient pu se réaliser sans ces sommes. Le bloc Vauvert compte pour 20% de nos TPI et c’est environ 350 000 $ par année. Se priver de ces sommes a des conséquences. »

Analyse

Le préfet dit cependant comprendre les inquiétudes soulevées par les citoyens. Il affirme qu’un comité a été mis en place avec la Ville de Dolbeau-Mistassini afin de mener une réflexion plus large sur l’utilisation du potentiel récréotouristique de ce secteur, incluant les terrains de l’ancienne base plein air Pointe-Racine.

« On croit au potentiel de ce secteur et on mènera une analyse pour bien identifier nos opportunités de développement. Le secteur de l’ancienne base plein air est un bijou que l’on se doit de bien utiliser. Le Parc régional des Grandes-Rivières doit aussi être impliqué, nous avons besoin de son expertise pour déterminer la suite des choses. »

Luc Simard souligne que la MRC a soustrait temporairement trois blocs de territoire à la coupe forestière le temps de faire produire l’analyse en question. À partir de là, plusieurs scénarios pourront être envisagés, incluant un possible changement d’affectation du territoire tel que réclamé par la Corporation d’aménagement intégré Racine-Vauvert (CAIRV).

« Toutes les options seront sur la table. Je pense qu’il est possible de marier des opérations forestières ciblées avec des utilisations du territoire de nature touristique, notamment en faisant de la récolte de très petite surface. Et il ne faut pas oublier que la récolte forestière est un outil pour la régénération des forêts. »

Partager cet article