Transport collectif Maria Express : En pleine croissance et toujours à la recherche de chauffeurs 

Denis Hudon
Transport collectif Maria Express : En pleine croissance et toujours à la recherche de chauffeurs 

Le service de transport collectif Maria Express est en pleine croissance avec un regain d’énergie, après deux années de pandémie. L’organisme ne peut se permettre pour autant de baisser la garde alors que les défis ne manquent pas. C’est le cas notamment avec le recrutement de chauffeurs pour le Taxibus, une problématique récurrente. 

Avec six chauffeurs, dont un à titre de travailleur autonome, c’est un strict minimum pour tout le territoire qu’il y a à desservir. 

« Taxi Lavoie de Saint-Félicien donne un coup de main depuis que Dolbeau-Mistassini a perdu son dernier service de taxi. Ça nous aide, mais idéalement, si on avait deux ou trois autres chauffeurs, ça règlerait bien des soucis. Il suffit qu’un chauffeur s’absente ou tombe malade et ça devient une logistique à gérer », admet Bienka Corneau, directrice générale de Maria Express. 

L’organisme lance régulièrement des appels sur son site Internet pour dénicher des chauffeurs, mais ça ne se bouscule pas au portillon. 

Après presque cinq années d’implantation sur le territoire, Maria Express roule sa bosse. Le nombre de transports est passé de près de 275 par semaine l’an dernier à tout près de 450 cette année. Et selon les prévisions de l’organisme, cette croissance va se poursuivre assurément en 2023. Le service collectif représente environ 40 % de tous les transports. 

« On a la capacité pour réaliser jusqu’à 500 et même 550 transports hebdomadaires, facilement. Il reste encore beaucoup de gens qui ne connaissent pas nos services et on a manqué de temps pour nous faire connaître davantage. Je veux aller sur le terrain, à la rencontre des gens pour remédier à ça », indique Bienka Corneau. 

Bien positionné 

Pour le service de Ligne verte entre Normandin, Albanel et Dolbeau-Mistassini, implanté il y a exactement un an, le nombre d’utilisateurs oscille entre 75 à 100 personnes par mois. Il s’agit d’un service de transport sur horaire (bornes d’arrêt le long du parcours), sans réservation, du lundi au vendredi. 

« Ce service est encore tout jeune, on termine notre première année complète. Il est donc encore peu connu. Je sais qu’on peut faire mieux, mais pour cela il faut que la population sache son existence. C’est appelé à prendre de l’ampleur. » 

Pendant la même période, un service de transport sur demande a aussi été implanté. Il couvre toutes les localités de la MRC Maria-Chapdelaine. 

« Si je regarde depuis la mise en place de Maria Express, je dirais qu’on est au-delà d’où on voulait être. L’objectif initial était d’atteindre les 500 membres et à l’heure actuelle, on dépasse les 1 000 membres. C’est un service qui va bien et qui va continuer à se développer », conclut la directrice générale. 

Les travailleurs sont les plus nombreux à utiliser les services de Maria Express. Suivent dans l’ordre les étudiants (travail-études), les personnes âgées, les organismes, etc. 

Le budget annuel dépasse les 700 000 $ et les activités sont financées en partenariat avec le ministère des Transports, la MRC Maria-Chapdelaine et les usagers. 

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