Saga des Promenades du boulevard : Denis Trottier se souvient d’une lutte très éprouvante

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Par Serge Tremblay
Saga des Promenades du boulevard : Denis Trottier se souvient d’une lutte très éprouvante
Denis Trottier

Acteur de premier plan du comité qui était contre le projet de couvrir le boulevard Wallberg pour en faire un centre d’achat, Denis Trottier se souvient de cette époque comme l’une des plus dures qu’il a vécues du point de vue politique et personnel.
« C’est une affaire qui m’a rendu malade. Je n’étais pas capable de m’en détacher et j’ai réalisé que même si tu te couches le soir en pensant à tes problèmes, ils ne se règleront pas pendant la nuit. Ce fut une bonne leçon de vie », raconte celui qui était à l’époque échevin au conseil municipal de Dolbeau.
Les discussions autour du projet ont débuté autour de 1985 et, en incluant les procédures juridiques qui ont suivi, cette histoire aura perduré pendant une dizaine d’années. À l’époque, Denis Trottier et Bruno Pelchat avaient été élus au conseil municipal en s’opposant à la fermeture du boulevard, projet mis de l’avant par l’administration du maire Henri-Paul Brassard.
« Ce fut une lutte très dure et très éprouvante pour toutes sortes de raisons. Il y a eu plusieurs procédures qui, à mon sens, étaient antidémocratiques. Ce fut l’un des plus gros combats qui ont été faits au niveau municipal au Québec. »
Absence de consultation
Trente ans plus tard, Denis Trottier affirme être parvenu à tourner la page sur cette période. Il maintient cependant que tous les indicateurs de l’époque démontraient que la population était contre le projet, mais elle n’a jamais été consultée formellement.
« C’est une page d’histoire assez triste, car on l’a fait contre l’avis de la population. Je demeure convaincu que ce sont les citoyens qui auraient dû avoir le dernier mot. »
Preuve que le débat faisait rage et mobilisait la population, les réunions du conseil étaient pleines à craquer.
« C’était full au bouchon pendant les assemblées du conseil et il y a même un soir de finale de la Coupe Stanley où, à la Brasserie Chez Noël, ce n’est pas le hockey que l’on regardait, mais la séance du conseil de ville à la télévision locale. »
Bon ou non?
Qu’en pense-t-il aujourd’hui? Le centre d’achat n’aurait-il jamais dû être construit?
« Il faut se rappeler que l’objectif premier était de conserver les commerces locaux. Ça en a surement consolidé quelques-uns, mais on voit que la plupart des commerces d’aujourd’hui sont des chaînes. Est-ce que ce fut la bonne chose ou pas? Difficile de juger de ce qui ne s’est pas produit. Comme dans toute chose, il y a du bon et du moins bon. »

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