Optilab:Les travailleurs de la santé demandent un moratoire

Optilab:Les travailleurs de la santé demandent un moratoire

LABORATOIRE. Tout comme les maires de Dolbeau-Mistassini et de Roberval, Richard Hébert et Guy Larouche, l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) invite la population de région du Saguenay-Lac-Saint-Jean à signer la pétition revendiquant un moratoire afin d’éviter que les laboratoires médicaux de la région soient démantelés et centralisés au centre de santé de Chicoutimi.

La porte-parole régionale de l’APTS, Lynn Brie, précise que la mise en place du projet OPTILAB vise à transférer 70% des prélèvements effectués dans les centres de santé de Dolbeau-Mistassini, Roberval, Alma, Jonquière et La Baie vers Chicoutimi. « Les échantillons prélevés seront transportés deux à trois fois par jour sur plus de 200 kilomètres pour certains. D’importants examens nécessitent une analyse immédiate. Le transport de Dolbeau vers Chicoutimi retarderait de quelques heures le traitement de l’échantillon en laboratoire. Ce délai peut avoir des conséquences dramatiques pour le patient dans certaines situations ».

Lynn Brie souligne par ailleurs que les analyses des tests de pathologie pour détecter le cancer pourraient faire l’objet d’une prolongation de l’attente des résultats, ce qui augmente l’angoisse chez les patients en attente d’un diagnostic. « La perte de proximité nous expose à des risques de dégradation ou de perte des échantillons. La communication entre les intervenants est beaucoup plus facile quand tout se fait sur place », commente la représentante syndicale.

L’évaluation de l’APTS sur l’impact qu’aura cette centralisation des analyses de laboratoire sur les 81 postes de technologistes médicales et des laboratoires est estimée à 50% de pertes d’emplois. La mise en application du programme OPTILAB au Saguenay-Lac-Saint-Jean doit donc faire l’objet d’une analyse plus approfondie sur les conséquences, de conclure l’APTS, qui demande qu’un moratoire soit décrété pour que l’on approfondisse les effets sur les services de santé en région.

Le Premier ministre Philippe Couillard n’a pas tardé à réagir rejetant du revers de la main tout moratoire sur la question.

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