Maintien de programmes et pénurie de main-d’œuvre : Le recrutement d’étudiants à l’international vaut son pesant d’or

Denis Hudon
Maintien de programmes et pénurie de main-d’œuvre : Le recrutement d’étudiants à l’international vaut son pesant d’or
Marie-Claude Parent est coordonnatrice aux services éducatifs adultes du CSS du Pays-des-Bleuets. (Photo : Trium Médias – Denis Hudon)

Le Centre de formation professionnelle (CFP) de Dolbeau-Mistassini met beaucoup d’efforts depuis quelques années à attirer des clientèles à l’international. Ces nouveaux étudiants permettent non seulement de maintenir le taux d’inscriptions dans les programmes, ils sont aussi des candidats potentiels pour combler des besoins en main-d’œuvre.

La pandémie a eu pour effet de ralentir le flux d’étudiants étrangers, mais elle a aussi compliqué les démarches. Il n’empêche que six étudiants sont actuellement inscrits dans les programmes d’aménagement de la forêt et de soudure-montage du CFP dolmissois.

Originaires de la France, de la Belgique ou encore de la Nouvelle-Calédonie, ces élèves d’outre-mer ont participé la semaine dernière à un dîner d’intégration dans les locaux de la 2e Avenue, avec des représentants de Destination formation Québec, Portes ouvertes sur le Lac et Place aux jeunes en région.

Coordonnatrice aux services éducatifs adultes au Centre de services scolaire du Pays-des-Bleuets, Marie-Claude Parent parle des multiples avantages que peut en retirer une région comme la nôtre en ciblant des étudiants étrangers.

« En leur faisant vivre une expérience formatrice qui mène à l’obtention d’un diplôme, ces étudiants sont prêts ensuite pour le marché du travail. On sait que nos besoins en main-d’œuvre sont criants. »

Difficultés d’hébergement

Le programme en aménagement de la forêt, une formation de 2 215 heures échelonnée sur treize mois, compte actuellement 12 élèves. Celui du soudage-montage, 1 800 heures de formation en douze mois, forme un groupe de 22 étudiants.

L’expérience d’étudier à l’étranger n’est pas toujours concluante. Au départ, cette année, le CFP comptait huit élèves internationaux. Deux ont quitté le navire après seulement une ou deux semaines.

Pour Marie-Claude Parent, c’est quand même un bon résultat, six sur huit. Cela démontre qu’il faut continuer à mettre les efforts pour recruter davantage dans l’avenir.

L’une des principales difficultés pour le moment, c’est la pénurie de logements dans le secteur.

« Ce n’est pas facile de trouver des places pour héberger cette clientèle provenant de l’extérieur. Deux de nos élèves étrangers sont logés à Normandin, mais temporairement, et les quatre autres à Dolbeau-Mistassini. On doit faire des pieds et des mains pour tous les loger adéquatement », termine Marie-Claude Parent.

 

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