Le recrutement de pompiers à temps partiel toujours aussi difficile

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Par dhudon
Le recrutement de pompiers à temps partiel toujours aussi difficile
(Photo : Trium Médias - Archives)

La pénurie de main-d’œuvre touche toutes les sphères de la société, y compris les premiers intervenants appelés sur les lieux d’un sinistre. Le service de sécurité incendie de la Ville de Dolbeau-Mistassini et du secteur Est de la MRC Maria-Chapdelaine poursuit ses efforts afin de recruter des pompiers et pompières.

Offres d’emploi, campagnes annuelles de recrutement, annonces sur les réseaux sociaux et dans les médias, promotions vidéo, rencontres d’information, tous les moyens sont bons pour tenter d’attirer de nouvelles candidatures pour des poste de pompiers volontaires.

« Le recrutement est très difficile et c’est pareil à la grandeur de la province. On a beau faire des appels sur toutes les plateformes imaginables, ça ne lève pas », constate Daniel Cantin, directeur du service de sécurité incendie.

La dernière initiative a eu lieu la semaine dernière avec une rencontre d’information tenue à la caserne 1, sur le boulevard Vézina.

« La population active est en décroissance et vieillissante. On aimerait avoir plus de pompières aussi. Les priorités ont changé au fil des générations. Aujourd’hui, la famille et les loisirs sont au premier échelon des valeurs et on comprend ça. Les entreprises elles aussi sont aux prises avec la pénurie de main-d’œuvre ».

Malgré ces réalités contemporaines, Daniel Cantin croit qu’il est quand même possible aujourd’hui de concilier son premier travail et celui de pompier à temps partiel, une fonction d’autant plus valorisante.

Effectifs

Le service de sécurité incendie compte actuellement 62 pompiers. Daniel Cantin reconnait que dans un monde idéal, il aimerait faire grimper les effectifs à 80.

« Pour bien faire, il nous faudrait une douzaine de pompiers de plus pour mieux répartir les tâches », dit Daniel Cantin.

Celui-ci prend bien soin d’indiquer qu’avec les effectifs actuels, le territoire est quand même couvert à la grandeur. Les besoins sont davantage pour les secteurs de Dolbeau-Mistassini, Saint-Augustin, Sainte-Jeanne-d’Arc et Péribonka.

Le Service de sécurité incendie offre aussi la formation. Une cohorte de sept candidats pompiers vient d’ailleurs de terminer une formation. Bon an mal an, entre sept et dix pompiers complètent la cohorte.

« Ce nombre suffit à peine à combler les départs de pompiers qui partent à la retraite. Ça vient d’autant impacter notre banque de pompiers réservistes. On espère avoir suffisamment d’inscriptions pour démarrer une nouvelle cohorte en 2023 », se croise les doigts le directeur Cantin.

Apport des entreprises

Heureusement, le partenariat avec des employeurs qui acceptent de libérer leurs employés pour servir comme pompiers à temps partiel donne un bon coup de pouce.

« C’est vraiment apprécié et on veut leur rendre hommage et inciter d’autres entreprises à joindre le mouvement. On a aussi des ententes d’assistances mutuelles avec la sécurité incendie GÉANT et de Saint-Félicien où on a même élargi les services », précise Daniel Cantin.

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