Le programme de procréation assisté doit être amélioré

Le programme de procréation assisté doit être amélioré
En deux ans

SANTÉ. Le gouvernement du Québec devrait recadrer et clarifier les critères d’accès au programme québécois de procréation assisté.

Le Commissaire à la santé et au bien-être Robert Salois a publié hier son rapport soutenant que des modifications importantes devraient être apportées au programme.

« Une gestion plus rigoureuse de ce programme par la mise en œuvre des recommandations proposées dans cet avis, notamment un resserrement des critères d’accès à la fécondation in vitro, entraînerait des économies potentielles de l’ordre de 30 % », a souligné M. Salois.

Le commissaire propose également qu’une banque de données soit mise en place pour permettre de suivre l’état de santé des mères et des enfants concernés par la procréation assistée.

Dans son communiqué, M. Salois précise que des « retombées positives » découlent tout de même du programme et que celui-ci devrait être préservé.

Parmi ses autres recommandations, le commissaire voudrait favoriser un accès plus équitable en région, effectuer une évaluation psychosociale des parents et faire un débat sur l’accessibilité du programme aux mères porteuses.

Le ministre de la Santé Gaétan Barrette a affirmé hier que le programme sera « réévalué », mais que la façon de faire n’a pas encore été décidée.

Rappelons que la procréation assistée est gratuite au Québec depuis 2010. Alors que le gouvernement provincial a investi 30 M$ dans le programme à sa première année d’existence, il en coûtera 70 M$ pour 2013-2014.

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