La reprise fait l'objet de négociations

Papetière de Dolbeau-Mistassini

Dolbeau-Mistassini – La possibilité de voir la machine à papier numéro 5 de la papetière de Dolbeau-Mistassini redémarrer se concrétise de plus en plus. Les travailleurs syndiqués de la papetière ont été convoqués à une assemblée générale dimanche dernier afin de faire état des derniers développements dans le dossier. Le syndicat doit entreprendre la négociation d’un nouveau contrat de travail pour une éventuelle réouverture de l’usine.

La direction d’AbitibiBowater examinerait très sérieusement la possibilité de redémarrer la machine numéro 5, mais plusieurs conditions devront être remplies. La négociation d’un nouveau contrat de travail avec les employés syndiqués serait l’une des conditions exigées par l’entreprise.

C’est sur cette question que les employés de la papetière ont été convoqués dimanche dernier. Le président du syndicat, Pascal Cloutier, a obtenu un mandat majoritaire de la part des travailleurs afin de négocier avec AbitibiBowater pour en venir à un nouveau contrat de travail. Évidemment, les travailleurs devront consentir à certaines concessions s’ils veulent voir l’usine redémarrer.

Selon toute vraisemblance, les offres qu’AbitibiBowater mettra sur la table seront semblables à celles qui ont été acceptées dans le cas de la réouverture de l’usine de Gatineau. Les travailleurs seraient bien au fait des concessions qui leur seront demandées et demeureraient réalistes quant à leur marge de manœuvre. Le syndicat serait ainsi ouvert à faire des concessions raisonnables pour une relance de l’usine.

Déjà, en date de lundi le 19 septembre, Pascal Cloutier avait quitté Dolbeau-Mistassini en direction de Montréal pour rencontrer la direction d’AbitibiBowater. L’entreprise aurait en effet demandé à ce que les négociations débutent rapidement pour se conclure dans les plus brefs délais.

Outre la question d’un nouveau contrat de travail, AbitibiBowater exige deux autres conditions afin de procéder à la réouverture de la papetière de Dolbeau-Mistassini, soit une garantie d’approvisionnement de la part du gouvernement ainsi que la concession d’un avantage énergétique par Hydro-Québec.

Si plusieurs indices laissent à penser que l’usine serait sur le point de reprendre ses opérations, la direction de l’entreprise aurait bien indiqué aux travailleurs qu’elle n’ira pas de l’avant sans que ces conditions ne soient remplies. Ainsi, la décision finale pour une éventuelle relance de l’usine n’a pas encore été arrêtée.

Advenant un redémarrage de la machine numéro 5, une centaine de travailleurs devraient être employés pour assurer les opérations. D’ailleurs, plusieurs travailleurs s’étant relocalisés ailleurs seraient prêts à revenir à Dolbeau-Mistassini si ce scénario devait se concrétiser.

Récupérateur de vapeur

Les rumeurs d’une relance de la papetière s’étaient intensifiées au cours des dernières semaines alors que des équipements avaient été livrés à la papetière de Dolbeau-Mistassini. En fait, le Quotidien avait révélé qu’il s’agissait de tuyaux qui serviraient à l’installation d’un récupérateur de vapeur.

Un tel appareil permettrait de produire la chaleur nécessaire pour le redémarrage de la machine numéro 5, et ce, sans avoir à faire affaires avec l’usine de cogénération de Boralex. Rappelons d’ailleurs que la directrice aux affaires publiques et aux communications chez Boralex, Patricia Lemaire, avait confirmé au Nouvelles Hebdo la semaine dernière qu’aucune décision n’avait encore été prise quant à une éventuelle opération de l’usine de cogénération cet hiver.

(Le Journal Nouvelles Hebdo, un membre du groupe Transcontinental)

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