La FSSS-CSN chante le requiem pour le réseau de la santé

La FSSS-CSN chante le requiem pour le réseau de la santé

DÉNONCIATION. La conférence de presse de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) tenue ce matin à Alma a sonné le glas du réseau de la santé. Cette messe funéraire voulait souligner l’entrée en vigueur de la Loi 10 et la création officielle du CIUSSS qui prend la relève pour tous les établissements de santé de la région.

Gaston Langevin, vice-président régional de la FSSS-CSN n’a pas hésité à qualifier de mortuaire et historique cette journée de la création de la méga structure qui concentre entre les mains de quelques individus le pouvoir sur un budget de plus de 700 M $ et sur quelque 11 000 employés.

Entouré de représentants syndicaux de différents établissements du réseau, la dénonciation est unanime sur le danger que court actuellement le système de santé et les établissements de la région qui perdent ainsi, du jour au lendemain, leur appartenance de même que leur siège social à Dolbeau, Roberval, Alma, Jonquière et La Baie vers un seul et même siège situé là où l’Agence de la santé avait amorcé en 2003, toute la réorganisation du réseau.

« L’objectif de ce gouvernement est clair: il veut affaiblir le réseau public de santé et des services sociaux. Il n’a pas hésité une seconde à bafouer notre démocratie pour y parvenir. La loi entre en vigueur aujourd’hui, ce qui annonce la mort des agences de la santé et des services sociaux et la fin de l’autonomie des établissements. Nous dénonçons une nouvelle fois cette loi avec des actions qui se mènent simultanément partout au Québec », lance Gaston Langevin.

Présentement, devant les principaux établissements de santé de la région, on pose des couronnes funéraires pour signifier la mort du réseau de la santé.

Coupures additionnelles

Également, ce matin, de la bouche d’une personne proche du réseau et qu’il n’a pas voulu identifier, le vice-président Gaston Langevin a appris que les coupures imposées dans le réseau pour 2015-2016 ne seront pas de 10 M $ tel que déjà annoncé, mais bien de 23 M $.

« On a déjà coupé quelque 35 M $ en quatre ans avec toutes les difficultés du monde à atteindre l’équilibre budgétaire. Qu’est ce que ça va être avec 23 M $ additionnels ? Ça va avoir des impacts majeurs dans les services », soulève-t-il.

Le milieu syndical cible donc directement le gouvernement Libéral comme le principal responsable de ce gâchis vers lequel on se dirige.

« Le réseau de la santé, c’est un incontournable. On va être sur le terrain et dénoncer les coupures. La cible, c’est le PLQ: on n’a pas voté pour ça… Pour la prochaine année financière, il va venter fort dans la région », promet la CSN.

Les représentants syndicaux sont formels: le réseau de la santé appartient aux Québécois et le gouvernement de M. Couillard ne pet pas faire à sa guise.

Si le gouvernement pensait démobiliser les troupes syndicales, c’est tout le contraire qui s’est produit et les prochains mois le démontreront.

En attendant, Gaston Langevin souhaite que les élus — maires et préfets — prendront également la parole publiquement pour dénoncer la situation.

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