Eau dans les sous-sols : cauchemar à Péribonka

Eau dans les sous-sols : cauchemar à Péribonka
Le sous-sol de Pierre-Luc Ouellet est un chantier.

INONDATIONS. Plusieurs citoyens victimes d’infiltrations d’eau en raison de la montée de la nappe phréatique vivent un véritablement cauchemar. C’est le cas notamment à Péribonka, où des propriétaires ne peuvent pas compter sur leur assureur.

Pierre-Luc Ouellet est l’un de ceux qui composent avec un important stress financier lié aux dommages qu’il a subi à son sous-sol. Une montée de la nappe phréatique ne fait pas partie des sinistres couverts par son assureur. Il devra se contenter de 10 000$, la somme maximale qui est accordée suite à un dégât d’eau.

« Avec 10 000$, je ne repaye même pas mon plancher. C’est faux de dire qu’on est pris en charge par nos assureurs. Si j’étais pris en charge, des équipes de nettoyage et de construction viendraient sur place, je n’aurais qu’à leur ouvrir la porte. Là, je dois tout faire moi-même », déplore Pierre-Luc Ouellet.

Les dégâts dans son sous-sol sont majeurs. La partie la plus basse a été inondée d’un 7 à 8 pouces d’eau, en plus des infiltrations dans tous les autres recoins. La section la plus endommagée comprenait plusieurs chambres pour les cinq enfants du couple, qui en attend d’ailleurs un autre.

« J’ai un bon travail, mais je ne pourrai pas emprunter par les moyens conventionnels dans cette situation. J’ai le stress de ne pas savoir si je vais tout perdre », laisse tomber Pierre-Luc Ouellet.

Non loin de là, sur une rue parallèle, Louis-Arthur Larouche a aussi subi des dégâts importants dans son sous-sol. Il n’aura toutefois pas un sou.

« Je croyais que j’étais assuré de la toiture jusqu’au sous-sol, mais je n’aurai rien, explique l’homme de 87 ans. La compagnie d’assurance devait me rappeler, mais j’attends toujours et je ne compte plus là-dessus. Je ne peux pas laisser mon sous-sol comme ça. »

M. Larouche habite cette même résidence depuis 65 ans et n’avait jamais rien vu de tel. « Je n’ai jamais vu ça. J’avais un peu d’eau le printemps, mais mon installation avec une petite pompe faisait le travail. Je n’avais jamais eu d’eau sur mon ciment », précise-t-il.

Depuis le 25 avril, quand l’infiltration d’eau a débuté, il travaille sans cesse malgré son âge pour éviter le pire. « J’ai eu de l’aide de mes enfants qui sont venus les fins de semaine, mais ils ont leur gagne-pain et doivent s’occuper de leurs familles, c’est bien normal. Je me dis qu’il y a des gens pour qui c’est bien pire que nous, c’est leur maison au complet qu’ils vont perdre », souligne avec philosophie Louis-Arthur Larouche.

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