Des citoyens inquiets de la vitesse excessive sur la rue des Mélèzes

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Par Serge Tremblay
Des citoyens inquiets de la vitesse excessive sur la rue des Mélèzes
(Photo : Trium Médias - Serge Tremblay)

Des citoyens de la rue des ­Mélèzes, à ­Dolbeau-Mistassini, exigent que des panneaux d’arrêt soient ajoutés sur leur rue. Ils craignent pour la sécurité de leurs enfants en raison de la vitesse excessive de certains automobilistes.

Un groupe de citoyens de ce secteur s’est présenté à la séance du conseil municipal de ­Dolbeau-Mistassini, la semaine dernière, afin de faire connaître leurs doléances. Ils n’en sont pas à une première demande de la sorte et ont déposé une nouvelle pétition ayant reçu l’appui de l’ensemble des résidents de la rue des ­Mélèzes.

« ­Nous avons fait signer tout le monde entre le boulevard ­Vézina et la 11e avenue. C’est un tronçon de 450 mètres où il n’y a pas d’arrêt/stop et qui comprend une bonne courbe. C’est une problématique qui a été relevée par des propriétaires depuis une vingtaine d’années. Des plaintes, il y en a eu plusieurs », a fait valoir ­Jean-Pierre ­Mailloux, qui s’est fait le ­porte-parole des citoyens du secteur.

La ­Ville de ­Dolbeau-Mistassini a installé des panneaux pour détecter la vitesse ainsi que des bacs à fleurs en béton pour améliorer la situation, mais ce n’est pas suffisant de l’avis des résidents de la rue des ­Mélèzes.

« ­On continue d’être inquiet, on n’est pas tranquille. On ne voudrait pas attendre qu’un enfant se fasse frapper ! »

Cette rue est largement utilisée comme « raccourci » afin de rallier rapidement le secteur des restaurants de la 8e avenue.

Réponse de la ­Ville

Le directeur général adjoint de la ­Ville de ­Dolbeau-Mistassini, ­Nicolas ­Savard, a précisé que les relevés pris par l’administration municipale avec ses détecteurs de vitesse ne font pas état d’une situation problématique. Selon ces relevés, 85 % des véhicules respecteraient la limite.

Or, pour les résidents de la rue des ­Mélèzes, cela ne suffit pas. Ils sont d’avis que les bacs à fleurs n’ont fait que déplacer le problème puisque les automobilistes passent tout simplement plus près de l’accotement à grande vitesse, ce qui pose un risque plus important pour les enfants qui jouent à l’extérieur.

Les citoyens concernés estiment que seuls des panneaux d’arrêts à certaines intersections permettront d’améliorer la situation. Cela aurait aussi l’avantage d’être une solution quatre saisons puisque l’hiver, le problème serait exacerbé par la mauvaise visibilité engendrée par les dépôts de neige.

La ­Ville a convenu que de toute évidence, la solution des bacs à fleurs ne répondait pas aux attentes des citoyens et que le dossier reviendrait pour analyse à la ­Commission des travaux publics.

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