Chefferie du PQ : Un débat à saveur régionale

Chefferie du PQ : Un débat à saveur régionale

RÉGIONS. Les cinq candidats à la chefferie du Parti québécois ont débattu, au Cégep de Jonquière, devant près de 900 personnes. La question des régions a été mise de l’avant, lors de ce débat non officiel.

Les candidats semblaient tous d’accord sur un point: le parti libéral est en train d’abandonner les régions et de centraliser les pouvoirs.

La question de faire un virage vers l’indépendance du pétrole et vers l’énergie verte a également été abordée par chacun des candidats et, bien évidemment, ils ont tous abordé l’indépendance du Québec.

Alexandre Cloutier

Alexandre Cloutier, député de Lac-Saint-Jean, a ouvert le bal, sous un tonnerre d’applaudissements de la foule. Sa première proposition est de ramener les jeunes en région.

Le député a d’ailleurs souligné l’importance de miser sur l’éducation et entre autres, de prendre pour modèle le Saguenay-Lac-Saint-Jean pour ce qui est du décrochage scolaire.

M. Cloutier était également très fier de son équipe qui a vendu de nombreuses cartes de membre du parti dans les dernières semaines, plus particulièrement samedi, où l’on a pu écouler 250 cartes dans les centres d’achats de la région.

«Il se passe quelque chose à travers le Québec. Plusieurs dizaines, voire centaines de personnes, décident d’adhérer au mouvement et de se joindre à moi», indique-t-il en point de presse après le débat.

Bernard Drainville

M. Drainville, accompagné de Sylvain Gaudreault, a commencé son point de presse en soulignant la participation du public dans ce débat, la foule qui ne tarissait pas d’applaudissements, pour signifier son accord aux diverses allocutions des candidats.

«Beaucoup de gens sont venus me voir après le débat pour me dire que je les fais réfléchir, ou que je les ai convaincus. Certaines personnes se sont présentées au débat indécises, mais ont quitté avec nous», mentionne-t-il.

Ce dernier s’engage à recréer une instance de concertation régionale qui regrouperait les travailleurs, les gens du milieu des affaires, les groupes communautaires et les élus municipaux.

«J’aimerais que ce soit financé par un fonds qui serait créé pour le développement économique de chacune des régions. Ces fonds seraient alimentés à même les ressources naturelles du Québec», précise M. Drainville.

Pierre Céré

«Mon programme se définit en cinq grands objectifs. Réduire les inégalités sociales […], créer une politique nationale de transformation des matières premières […], prioriser l’éducation et la santé […], approfondir nos lois sociales […] et finalement, la participation citoyenne, c’est-à-dire la démocratie 2.0», a énuméré M. Céré, durant le débat.

Le Code du travail a été mentionné à de nombreuses reprises durant le débat, en rapport avec les lock-outés des concessionnaires automobiles, à savoir s’il devait être modifié.

M. Céré est d’avis qu’il faut absolument agir parce qu’il est aberrant que plus de 400 travailleurs soient sur le bord de la rue depuis plus de deux ans.

«La loi anti-briseur de grève n’a pas été modifiée depuis son instauration, en 1978, je crois. Bien de choses ont changé, les technologies ont évolué et c’est ce qui permet à bon nombre d’employeurs de contourner les lois. C’est pourquoi nous devons moderniser celles-ci», a-t-il précisé.

Martine Ouellet

La seule femme parmi les candidats à la chefferie, Martine Ouellet, a quant à elle, souligné l’importance de trouver une solution à l’industrie des pâtes et papiers, qui est en déclin.

«Du côté de la forêt, nous devons nous réorienter vers de nouveaux produits. Ça prend de la recherche et du développement, parce qu’il est certain que le papier journal, ce n’est pas l’avenir […] ça prend des investissements conséquents», précise-t-elle.

Cette dernière déplore que plus de 10 G$ aient été investis dans l’industrie automobile et que seulement quelques centaines de millions l’aient été dans l’industrie du bois.

Il faut utiliser plus de bois dans nos constructions, telles que les ponts et les viaducs, selon cette dernière.

Pierre Karl Péladeau

Finalement, Pierre Karl Péladeau a souligné trois engagements précis dans sa campagne à la chefferie.

«Premièrement, la création d’un institut québécois de recherche sur l’indépendance. Deuxièmement, mettre en œuvre une campagne immédiate et permanente, du parti et de l’opposition officielle, en faveur de l’indépendance. Le troisième, initier un dialogue avec l’ensemble des partis et des mouvements souverainistes pour élaborer une stratégie commune», énumère M. Péladeau pendant le débat.

Ce dernier croit avoir l’expérience nécessaire pour favoriser la souveraineté économique du Québec.

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