Saint-Edmond-les-Plaines démontre que la mobilisation citoyenne peut accomplir de grandes choses. Grâce à l’implication de tous, un local pour les jeunes a été aménagé dans le sous-sol de l’église, offrant un lieu de rencontre convivial et accueillant.
À Saint-Edmond-les-Plaines, cela faisait déjà un moment que les citoyens rêvaient d’offrir aux jeunes un lieu bien à eux. Leur volonté s’est concrétisée en 2024, puis s’est structurée grâce à deux consultations publiques qui ont mené à la création d’un comité de travail.
En 2025, l’OBNL La Gang des Plaines est officiellement né, tenant son assemblée générale de fondation en juin.
L’automne a ensuite été consacré à la mise en place de la structure administrative, à la recherche de financement et à l’aménagement du local, gracieusement offert par la municipalité dans le sous-sol de l’ancienne église.
« C’était important pour nous d’impliquer les jeunes dans le processus, fait savoir Valérie Savard-Bergeron, membre du conseil d’administration de La Gang des Plaines. On a préparé des plans du local. On a imprimé des copies. On a demandé aux jeunes de dessiner comment ils voyaient ça. »
Parmi leurs demandes, figuraient un bar à bonbons ainsi qu’un micro et un haut-parleur pour faire du karaoké. Côté ambiance, ils ont exprimé une préférence pour des couleurs douces et apaisantes.
Les jeunes ont aussi mis la main à la pâte en participant à la peinture des murs. « On voulait qu’ils s’imprègnent des lieux et qu’ils aient l’impression que ça leur appartienne », soutient Valérie Savard-Bergeron.
La communauté s’est aussi approprié le projet. Le local a partiellement été meublé et équipé partiellement grâce à des dons de la population. Le projet a d’ailleurs été majoritairement financé par des fonds locaux. Une cuisinette a récemment été aménagée dans l’espace.
Au début du mois de juin, le local des jeunes a officiellement été inauguré, au grand bonheur de tous. Une soixantaine de personnes étaient présentes à l’événement.
Convivialité et proximité
Pour sa part, Zoé Jobin se réjouit d’avoir accès à un tel lieu. La jeune fille de 16 ans, qui habite à Normandin, s’y rend toutes les semaines. « On se sent bien d’y aller et on peut rencontrer des personnes », dit-elle.
« Ce que j’aime le plus, c’est que les bénévoles qui surveillent sont des personnes de notre communauté. On se connait tous. On peut discuter avec eux. On a un sentiment d’appartenance. »
Cette dernière s’implique d’ailleurs dans le conseil d’administration. « C’est important pour moi parce que j’aime ça contribuer au bien-être des jeunes dans la communauté. En m’impliquant au sein du conseil, je peux participer aux décisions, faire entendre la voix des jeunes. On a déjà des idées. Je vais pouvoir gérer un comité des jeunes pour organiser des activités. »
Différentes orientations ont été déterminées pour la prochaine année. La poursuite de la collaboration avec le milieu et le développement de l’offre d’activités en font partie.