Personne n’est à l’abri d’un épuisement qu’il soit professionnel ou personnel, rappelle Stéphanie Bouchard, psychoéducatrice et propriétaire de la Clinique Psycho-aide.
La Clinique Psycho-aide, établie à Dolbeau-Mistassini et à Alma, met à la disposition de la population une équipe aux expertises diversifiées.
Psychoéducatrice de formation, Stéphanie Bouchard accompagne les personnes confrontées à l’épuisement professionnel ou parental, à la surcharge, à l’anxiété, aux difficultés de communication ainsi qu’aux défis liés à la gestion des émotions.
Son intervention s’ancre dans le moment présent. En collaboration avec l’usager, elle évalue ses capacités adaptatives, analyse les défis auxquels il fait face dans son environnement et détermine des objectifs adaptés à ses besoins.
« Souvent, lorsque des symptômes comme l’anxiété, la fatigue persistante, l’irritabilité ou des conflits apparaissent, cela témoigne d’un déséquilibre. Il existe alors un écart trop important entre ce que la personne est en mesure de donner à ce moment-ci et ce que son environnement exige d’elle », explique-t-elle.
« Le rôle du psychoéducateur est d’évaluer cette situation et d’accompagner la personne dans la recherche de stratégies concrètes pour réduire cet écart. L’objectif est de l’aider à retrouver un sentiment d’équilibre, à mieux s’adapter à son environnement et à améliorer son bien-être au quotidien. »
Le piège de la surcharge
Dans sa pratique, Stéphanie Bouchard constate que de nombreuses personnes vivent une surcharge importante. « Les gens vont se sentir submergés par les tâches, que ce soit au travail ou que ce soit la conciliation travail-famille qui n’est pas toujours évidente. »
Plusieurs facteurs peuvent contribuer à l’épuisement professionnel, fait savoir la psychoéducatrice. Parmi eux figurent la surcharge de travail, le climat de travail, l’anxiété, le manque de valorisation ainsi que le besoin de reconnaissance.
Les croyances personnelles entrent également en ligne de compte. Une tendance à se comparer constamment aux autres ou une difficulté à dire non peuvent notamment accroître la pression ressentie.
À cela s’ajoute la pression exercée par la société, qui valorise souvent des standards de réussite difficiles à atteindre. Cette réalité contribue à entretenir une culture de performance.
Prendre le temps de réfléchir
Contrairement à la croyance populaire, quelques jours de repos ne suffisent généralement pas à récupérer d’un épuisement. Pour retrouver un équilibre durable, il est nécessaire d’identifier les causes du problème et de mettre en place des changements qui réduiront le risque de revivre la même situation.
« Le but est de comprendre », affirme Stéphanie Bouchard.
Cette réflexion n’est pas toujours facile à entreprendre, mais elle demeure une étape essentielle pour apprendre à mieux se connaître et poser ses propres limites.
Dans certains cas, un accompagnement en thérapie peut aider à prendre du recul et à y voir plus clair. « Si on se pose des questions ou si on vit des changements, il ne faut pas hésiter à consulter. Il y a des services dans le secteur », souligne-t-elle.
La Clinique Psycho-aide offre aussi des formations sur la prévention de l’épuisement et du stress en milieu de travail.