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Un espace commémoratif en hommage à Gaston Hébert

Le 05 juin 2026 — Modifié à 10 h 23 min le 03 juin 2026
Par Emmanuelle LeBlond - Journaliste de l'initiative de journalisme local (IJL)

Gaston Hébert, fondateur de la Maison funéraire Hébert et fils, s’est éteint il y a trois ans. Pour honorer sa mémoire, un espace commémoratif a été aménagé dans la succursale du secteur de Dolbeau.

Le dévoilement a eu lieu dernièrement en compagnie d’une cinquantaine de personnes, des employés ainsi que des membres de la famille.

Pour Guylaine Hébert, cet hommage s’imposait naturellement. « Il a été 76 ans dans cette entreprise, se rappelle la fille de Gaston. C’était un peu sa vie. Pendant un temps, il était là sept jours par semaine. Pour lui, c’était important. Ses employés étaient sa famille. Ça ne s’arrêtait pas aux liens de sang. »

Né en 1929, Gaston Hébert aura été thanatologue et directeur de funérailles pendant sept décennies, d'abord pour C.-A. Gauthier ltée, entreprise qu'il rachètera éventuellement pour fonder la Maison funéraire Hébert et Fils.

Plus largement, il a aussi été un membre très actif de la Corporation des thanatologues ainsi que dans le milieu ambulancier à titre de propriétaire des Ambulances Mido.

Soulignons que l’homme d’affaires était aussi impliqué dans la communauté. L'un de ses legs les plus importants est sans doute le centre sportif de Mistassini.

Pour sa part, Richard Hébert a suivi les traces de son père. « J’ai commencé à travailler avec lui en 1978 parce que j’étais le plus jeune embaumeur de la province de Québec. Il m’a appris le métier. Je suis allé me qualifier dans les collèges de l’époque. J’ai été élevé dans ce type d’entreprise. »

Il décrit Gaston Hébert comme étant humble, gentil et respectueux. « Mon père était la bonté incarnée. Il était attentif à son milieu. Il était généreux de ses conseils et il était apprécié. Il avait une grande ouverture sur le monde. »

Les derniers instants de sa vie demeurent gravés dans la mémoire de ses proches, comme le raconte Guylaine Hébert : « Quand il est décédé, l’aumônier, venu donner les derniers sacrements, nous a demandé de tenir ses mains. Il avait dit cette phrase : “Ses mains qui ont aimé, ses mains qui ont travaillé, ses mains qui ont tant donné.” »

Touchée par l’œuvre Notre histoire d’amour de l’artiste dolmissoise Carole Desgagné, découverte sur les réseaux sociaux, Guylaine a choisi cette sculpture pour orner l’espace commémoratif dédié à son père. Par ailleurs, la chapelle porte désormais son nom.

Aujourd’hui, l’entreprise a été léguée aux enfants de Gaston Hébert, qui poursuivent son œuvre avec les valeurs qu’il leur a transmises.

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