Chroniques

Temps de lecture : 2 min 32 s

Prendre du recul

Le 03 avril 2025 — Modifié à 15 h 55 min le 02 avril 2025
Par Stéphanie Gagnon

Le monde tourne à une vitesse folle. Les élections fédérales, Trump, la condamnation de Marine LePen et le navet sur le sundae, Maxime Bernier qui réapparait dans mon fil Facebook… C’est beaucoup. Beaucoup trop en fait, et j’ai besoin d’une pause.

Comprenez-moi bien, avoir accès à autant d’information, c’est une richesse. Mais s’y exposer sans interruptions, à un moment donné, ça use. J’ai plus entendu le mot tsar dans les derniers mois que dans toute ma vie, et ce malgré que j’aie déjà lu Dostoïevski. (Il est où M. Brosseau by the way?)

Tout ça pour dire que je me retrouve fatiguée par de ce bombardement de nouvelles, et de la sur-analyse de celles-ci. Je me suis dit que sauter une journée ne serait pas la fin du monde, un peu comme Stat : rater 3-4 épisodes n’empêche pas de suivre l’histoire.

Je me paie depuis peu le luxe d’un 24h de décrochage par semaine, où je ne nourris mon cerveau que de ce qui lui fait du bien en matière de contenu. Moins de politique, plus de chats qui sursautent sur du papier d’aluminium.

Plus sérieusement, pendant que beaucoup de choses se jouent du coté humain de la planète, on oublie qu’une infinité d’espèces vivent, dorment, se nourrissent, complètement insouciants à ce qui se passe… Ça me rassure de penser qu’en ce moment même, quelque part dans le monde, un panda mâchouille une tige de bambou sans réfléchir à l’exploitation de minéraux critiques. Comme ce doit être chill, mastiquer 16 heures par jour.

Se rappeler que la vie continue pour la plupart des êtres vivants de la planète, ça remet en perspective, un peu comme regarder les étoiles. Appartenir à plus grand, et en être conscient, ça replace les esprits.

Ça m’amène au segment Charles Tisseyre de cette chronique, où je vous livre cinq fun facts sur des animaux qui ont des habitudes particulières, histoire de se remettre le cerveau dans des dispositions moins anxiogènes, tout en apprenant. (Je vous recommande de lire la suite en imaginant que c’est Charles qui narre).

1 – Le wombat produit des crottes cubiques, parce qu’elles ont l’avantage de ceux-ci est de ne pas rouler: ils restent en place pour marquer une frontière odorante sur le territoire revendiqué par le marsupial.

2- Voici une destination à ne pas mettre sur une bucket list de vacances: l’ile de Queimada Grande, au large de la cote brésilienne, qui est surnommée «L’ile aux serpents». Selon les estimations, il s’y trouverait entre un et 5 serpents par mètres carrés. L’ile est interdite d’accès, sauf pour les missions scientifiques. Les serpents qui peuplent l’endroit n’existent nulle par ailleurs, ce sont des jararaca-ilhoas et leur venin est 5 fois plus fort que celui de l’espèce semblable sur le continent.

3– Les loutres sont des animaux qui se démontrent leur affection avec leurs pattes. Avec leurs petites mains de loutres. Très tactiles, elles dorment souvent en se tenant la main parce qu’elles se sentent en sécurité et en confiance ainsi.

4 - Un autre cas fascinant est celui de l’opossum. Face à un danger, il simule sa mort et entre dans une transe cadavérique complète. Son corps se fige, sa bouche s’ouvre, sa langue pend mollement et il dégage une odeur de putréfaction digne d’un animal en décomposition avancée. 

5 -  Les manchots papous s’offrent des cailloux en signe d’amour. Des cailloux choisis avec soin, précise-t-on. Veuillez acceptez cette chronique légère en signe d’appréciation, c’est mon petit caillou que je vous offre.

Prenez soin de vous. Si l’actualité vous angoisse, limitez votre temps d’exposition de temps en temps, c’est facile de se faire happer par les temps qui courent.

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