C’est officiel : le service de raccompagnement de l’Opération Nez Rouge fait son grand retour à Dolbeau‑Mistassini. L’organisme Toxic-Actions a choisi de prendre les rênes de la prochaine campagne.
C’est avec beaucoup d’enthousiasme et de fébrilité que l’organisme dolmissois en a fait l’annonce. Annick Duchesne, directrice générale adjointe, explique que son équipe travaille sur ce projet depuis déjà plusieurs mois.
« Ça arrive qu’on fait des demandes de subvention qui sont refusées. On met du temps, de l’énergie et du cœur. Quand on croit en quelque chose, on se donne corps et âme. Quand on a eu la réponse officielle de Nez Rouge, on était vraiment content. Dans tous les cas, c’est pour aider les personnes de notre population. »
En novembre dernier, Le Nouvelles Hebdo rapportait que le service de raccompagnement ne sera plus disponible à Dolbeau-Mistassini. Après plus de 20 ans à titre de maître d’œuvre, le Club Optimiste a décidé de céder la relève à une nouvelle organisation.
Lorsque Christina Gagnon, la directrice générale, a proposé que Toxic‑Actions reprenne le service, l’équipe a immédiatement vu le potentiel.
« Pour être maître d’œuvre Nez Rouge, il faut être un organisme qui a une mission en lien avec la jeunesse ou le sport. On rejoint la jeunesse dans plusieurs projets et dans notre mission aussi », souligne Annick Duchesne.
Toxic‑Actions œuvre en prévention des dépendances auprès des personnes de 14 ans et plus ainsi que de leur entourage. Ses services, comme le travail de rue, la prévention en milieu scolaire et l’unité mobile, touchent directement la jeunesse.
Pour l’équipe, il allait donc de soi que l’organisme reprenne le service de raccompagnement, d’autant plus que les approches des deux organisations reposent sur un principe commun : la réduction des méfaits.
Proposer sa candidature comme maître d’œuvre de Nez Rouge n’est toutefois pas une mince affaire. « Il fallait démontrer notre expérience en gestion de bénévoles, notre capacité à travailler avec les médias, à rechercher des commandites et à diversifier nos sources de financement. »
« On devait aussi prouver que nous sommes un organisme solidement implanté dans le milieu et que nous possédons une vaste expérience dans plusieurs domaines, afin d’être en mesure de prendre en charge les prochaines campagnes. »
Maintenant que Toxic‑Actions a obtenu le feu vert, l’organisme entame la prochaine étape, celle de trouver des commanditaires et mettre sur pied un comité organisateur pour lancer officiellement la campagne.