La MRC Maria-Chapdelaine consultera la population par référendum

La MRC Maria-Chapdelaine consultera la population par référendum

Dolbeau-Mistassini – Les maires de la MRC de Maria-Chapdelaine ont unanimement résolu d’entreprendre une démarche référendaire dans le dossier d’un projet de minicentrale électrique sur la 11e chute de la rivière Mistassini, en demandant l’opinion de la population lors de l’élection de novembre prochain dans les municipalités de la MRC.

Rappelant que les rencontres avec la ministre des Ressources naturelles, Mme Martine Ouellet, n’ont pas permis de faire changer d’idée la ministre dans le dossier des minicentrales, en permettant à des projets collectifs comme celui de la 11e chute de voir le jour, le préfet de la MRC de Maria-Chapdelaine, M. Jean-Pierre Boivin, a indiqué que l’on voulait obtenir l’appui de la population concernée en mettant de l’avant un référendum. « Nous avons un processus électoral qui nous permet le vote universel avec l’élection du préfet », précise M. Boivin, qui souligne que dans l’éventualité où on aurait une élection par acclamation le référendum se déroulera dans les municipalités où il y aura des élections.

« Nous solliciterons la Société de l’énergie communautaire pour monter un dossier d’information qui sera diffusé dans les semaines précédant le référendum », mentionne le préfet Boivin, tout en rappelant que la question qui sera mise au vote sera adoptée par le conseil des maires en séance publique précédant l’élection. La MRC de Maria-Chapdelaine veut ainsi obtenir l’avis de la population sur la poursuite des démarches visant à favoriser la construction d’une minicentrale à la hauteur de la 11e chute sur la rivière Mistassini.

Facture

Tout en ne renonçant pas aux droits de la MRC de pouvoir exploiter des minicentrales hydrauliques sur son territoire, la MRC de Maria-Chapdelaine tout comme la Société communautaire de l’énergie du Lac-Saint-Jean, sont à élaborer les coûts engendrés par la présentation du dossier de la 11e chute. « Nous répondons en cela à une demande du gouvernement, pour évaluer une éventuelle compensation sans renoncer à nos droits » déclare Jean-Pierre Boivin.

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