Achat local : le CLD Maria-Chapdelaine recherche des solutions

Achat local : le CLD Maria-Chapdelaine recherche des solutions
Le président 2013 du conseil d’administration du CLD M. Jean-Pierre Boivin et M. Guy Grenier

ÉCONOMIE. Le CLD Maria-Chapdelaine reconnaît que l’achat à l’extérieur de la MRC peut envoyer un signal contradictoire. L’organisme évalue diverses alternatives pour atténuer le phénomène.

C’est ce qu’a indiqué le directeur général du CLD Maria-Chapdelaine, Guy Grenier. Celui-ci a rappelé qu’il était tenu, en vertu de la réglementation sur les appels d’offres pour un organisme public, de retenir le plus bas soumissionnaire conforme.

« Il y a eu appel d’offre au cours duquel M. Gagnon est arrivé 2e. L’écart n’était pas substantiel, alors c’est une question qui nous préoccupe. On regarde comment on pourrait avantager nos gens au niveau local », a commenté M. Grenier.

Ce dernier a précisé que le conseil d’administration du CLD avait été saisi de cette question et que différents scénarios seraient étudiés. « Dans l’ensemble, on achète localement, mais on va regarder comment on pourrait légalement prioriser notre achat local », a-t-il indiqué.

Le président du conseil d’administration du CLD, le maire Richard Hébert, a pour sa part expliqué qu’il s’agissait d’un dossier sensible que l’on étudierait avec sérieux. « C’est une question sur laquelle je me sens interpellé. Nous allons regarder quelles sont nos solutions », a-t-il prudemment avancé.

Chambre de commerce

À la Chambre de commerce et d’industrie de Dolbeau-Mistassini, l’achat local par les organismes publics est un dossier que l’on travaille depuis quelques années. « Il y a déjà des dossiers qui ont fait l’objet de vérifications avec la Table commerciale et la Chambre de commerce, ça fait presque 3 ans qu’on travaille là-dessus », affirme le président de la Chambre de commerce, Dominic St-Pierre.

« Les normes pour les appels d’offres ont été resserrées avec toutes les enveloppes brunes qui ont circulé, comme on le voit à la Commission Charbonneau. Ça a causé des dommages au niveau local. Par exemple, on a juste une imprimerie à Dolbeau-Mistassini, si la ville est tenue de solliciter trois soumissionnaires, il faut absolument qu’elle aille à l’extérieur. On court alors le risque d’avoir du « dumping » de la part de ces entreprises », poursuit Dominic St-Pierre.

Celui-ci estime que des solutions sont possibles, mais que ce n’est pas nécessairement chose facile.

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