Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) a annoncé hier que ses membres ont approuvé les projets de convention collective pour les unités de négociation urbaine ainsi que pour les factrices et facteurs ruraux et suburbains (FFRS).
Cette ratification ouvre la voie à la signature officielle des ententes, qui seront en vigueur jusqu’au 31 janvier 2029. Le président-directeur général de Postes Canada, Doug Ettinger, s’est réjoui de ce dénouement, y voyant un signal de stabilité pour l’organisation.
« Nous sommes heureux que le personnel représenté par le STTP ait voté en faveur de la ratification de ces nouvelles conventions collectives. Forts de la stabilité qui accompagne ces nouvelles conventions, nous sommes impatients de nous mettre au travail, avec notre effectif et nos agents négociateurs, pour rebâtir l’entreprise, rétablir la confiance dans le système postal et mieux servir le pays », a-t-il déclaré.
Après une période marquée par des tensions et des incertitudes au cours des deux dernières années, M. Ettinger a également tenu à remercier la population et les entreprises pour leur patience. Il affirme que la société d’État entend redoubler d’efforts afin de regagner la confiance de ses clients.
Selon lui, les nouvelles ententes permettront à Postes Canada d’offrir une livraison de colis abordable la fin de semaine ainsi que des ajustements au réseau de bureaux de poste. Le dirigeant soutient également que ces changements pourront être réalisés tout en maintenant des emplois bien rémunérés à l’échelle nationale.
« Postes Canada joue un rôle essentiel en assurant la livraison des biens dans toutes les communautés du pays. Il est temps d'aller de l'avant et de travailler ensemble pour renouveler et rétablir cet important service. », a-t-il conclu.
Du côté des entreprises, la réaction est également favorable. La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) estime que la fin de ce conflit de travail constitue une bonne nouvelle pour les petites et moyennes entreprises (PME), qui dépendent encore largement des services postaux pour l’envoi de matériel promotionnel, de paiements et de colis destinés aux consommateurs.
« Le rapport de la commission d'enquête sur les relations de travail a réitéré ce que tout le monde sait depuis 10 ans : le modèle de Postes Canada ne fonctionne pas, et il faut adopter des réformes majeures si l'on veut espérer conserver ce service important pour de nombreuses PME. La FCEI se réjouit que le gouvernement ait enfin donné à Postes Canada l'opportunité de changer son modèle d'affaires. », a déclaré Jasmin Guénette, vice-président des Affaires nationales de la FCEI.