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L’avenir du Lac-à-Jim présenté aux citoyens

Le 20 octobre 2026 - Modifié à 11 h 19 min
Par Emmanuelle LeBlond - Journaliste de l'initiative de journalisme local (IJL)

La Municipalité de Saint-Thomas-Didyme a tenu une soirée d’information consacrée à l’avenir de la Coopérative du Lac-à-Jim, offrant aux citoyens l’occasion de mieux comprendre les transformations qui s’amorceront au centre de villégiature au cours des prochaines années.

« Cette rencontre est importante parce que la coopérative représente bien plus qu’un lieu touristique. Elle fait partie de notre milieu de vie, de notre identité et de notre capacité à accueillir des visiteurs chez nous. Elle contribue aussi à faire connaître notre municipalité et à générer des retombées pour nos commerces, nos services et notre communauté », a souligné la mairesse, Sylvie Coulombe, devant une salle comble.

Cette dernière a rappelé que le tourisme constitue le deuxième moteur économique du territoire. « C’est donc un secteur essentiel à notre vitalité, à nos emplois et à l’occupation dynamique du territoire. Réfléchir à l’avenir de la coopérative, c’est aussi réfléchir à l’avenir économique et social de notre communauté. »

La mairesse ne s’en cache pas : le centre de villégiature a traversé des difficultés au cours des dernières années. « Il n’y avait jamais eu de vision ni de plan. On essayait de survivre », a-t-elle soutenu.

L’arrivée de la nouvelle directrice générale, Suzanne Richard, comme annoncé récemment dans les pages du Nouvelles Hebdo, semble avoir changé la donne. Lors de la soirée, elle a pris le temps de se présenter aux citoyens, de revenir sur son parcours et de partager les grandes lignes de sa réflexion pour l’avenir du site.

« Je suis contente de vous montrer ce qui a été réfléchi à la suite de mes diagnostics. C’est un alignement de planètes qui fait qu’on est tous ici ce soir à parler de l’avenir du centre de villégiature. Il n’y a rien qui va me choquer si on me dit que la notoriété est à refaire. Dites-le-moi. On trace une ligne et on regarde vers l’avant. Si on regarde trop en arrière, on n’avance pas, et le moment est venu d’avancer », a-t-elle lancé d’entrée de jeu.

Suzanne Richard souhaite transformer l’approche afin de faire passer le Lac-à-Jim à un autre niveau. Elle veut notamment repenser l’offre en harmonie avec la communauté, en mettant davantage en valeur les quatre saisons, en renforçant l’attrait hivernal auprès de la clientèle américaine, en ciblant les visiteurs internationaux et en développant l’écotourisme.

Elle a d’ailleurs annoncé une nouvelle encourageante. L’UQAC a manifesté son intérêt à tenir l’école d’été du Centre intersectoriel en santé durable au Lac-à-Jim.

« En 2027, la thématique portera sur les jeunes Autochtones et l’enseignement supérieur. Ça veut dire que les cinq institutions du Saguenay, les quatre cégeps de la région et l’UQAC débarqueraient pendant quatre jours au Lac-à-Jim pour y tenir des conférences. »

Afin de bonifier son offre hivernale, le centre de villégiature accueillera également, en janvier, douze guides américains invités à découvrir le secteur, à l’initiative de Suzanne Richard.

Le directeur général du Parc régional des Grandes-Rivières, Dominique Gobeil, était aussi présent pour présenter l’écosystème touristique de la MRC de Maria-Chapdelaine ainsi que la planification stratégique 2027-2032 du Lac-à-Jim.

Au terme de la présentation, plusieurs citoyens se sont montrés favorables à la vision proposée. Une participante a notamment affirmé trouver les démarches encourageantes pour la relance du site, tandis qu’un autre citoyen a indiqué attendre depuis longtemps des développements de cette nature.

Une MRC favorable au projet

Le préfet de la MRC de Maria-Chapdelaine, Jean Morency, assistait également à la rencontre. Il s’est montré favorable au projet, estimant essentiel de disposer d’infrastructures permettant l’accès au territoire.

« La Table de la première économie réunit des acteurs des secteurs forestier, touristique et agricole. Le comité a accueilli les maires et mairesses du secteur, qui nous ont fait part de plusieurs constats, notamment en matière d’hébergement. Dans le Domaine-du-Roy, on compte près de 565 nuitées sur le territoire, alors que dans Maria-Chapdelaine, on en dénombre environ 165. Nous avons un territoire magnifique, mais les services d’accueil sont insuffisants. Le Lac-à-Jim a cette capacité de générer des nuitées. »

Selon lui, le projet de relance pourrait entraîner des retombées positives pour l’ensemble du territoire.

Des gens encore à convaincre

Selon la mairesse, Sylvie Coulombe, il reste toutefois des personnes à convaincre. « Les gens sont un peu frileux. Il y a eu une fraude il y a quelques années au Lac-à-Jim. En 2012, la coopérative a été formée et plusieurs ont l’impression qu’il n’y a rien de stable. »

De son côté, Sylvie Coulombe estime que Suzanne Richard apporte de l’espoir. « On sent qu’il y a quelque chose de possible. »

Jusqu’à maintenant, la Municipalité a accordé une aide financière de 100 000 $, qui servira à une première série d’améliorations et de transformations au centre de villégiature.

Une demande de prêt de 500 000 $, remboursable sur cinq ans sans intérêt, a également été acceptée afin de permettre au Lac-à-Jim de lancer sa nouvelle saison.

« Pour le reste, rien n’a encore été discuté. Une rencontre est prévue. C’est certain qu’il y aura éventuellement une demande de soutien financier. Ce sera au cours des prochains mois », a conclu la mairesse.

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