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Une solution contre les bacs qui s’ouvrent au vent

Le 20 août 2026 - Modifié à 12 h 30 min
Par Emmanuelle LeBlond - Journaliste de l'initiative de journalisme local (IJL)

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Avez-vous déjà été confronté au problème d’un bac de recyclage dont le couvercle s’ouvre sous l’effet du vent ? Quoi qu’il en soit, l’inventeur et entrepreneur Michaël Rousseau, lui, oui, et à plusieurs reprises. C’est pourquoi il a conçu un dispositif simple et efficace pour y remédier.

Formé en génie électrique et en génie mécanique, Michaël Rousseau a toujours été un passionné de résolution de problèmes et d’innovation. Véritable touche-à-tout, il aime concevoir des solutions concrètes à des besoins réels. Il a d’ailleurs fondé Rodage M. Rousseau, une entreprise œuvrant dans le secteur industriel. Mais son esprit entrepreneurial ne s’est pas arrêté là. Depuis trois ans, le résident de Saint-Stanislas consacre également temps et énergie à un projet parallèle qui lui tient particulièrement à cœur : SecurBac.

L’idée est née de mésaventures répétées avec ses propres bacs de recyclage et d’ordures. « Ici, il vente. Il y a toujours ce qu’on appelle des vents dominants. J’avais un problème avec mon bac. Il ouvrait avec le vent. Parfois, c’était parce qu’il était trop plein. Je mettais une brique. Je faisais les trucs qu’on voit partout. Je tolérais ça. »

Michaël Rousseau a rapidement constaté que ce problème était loin d’être un cas isolé. Il a donc décidé d’y trouver une solution durable, et c’est ainsi qu’a émergé l’idée d’un accessoire conçu spécialement pour remédier à cet irritant du quotidien.

Le défi était toutefois de taille. Le dispositif devait d’abord permettre de verrouiller le bac sans entraver la collecte de son contenu. Michaël Rousseau tenait également à développer une solution universelle, compatible avec la majorité des modèles de bacs. Enfin, l’accessoire devait être simple et rapide à installer afin que tout un chacun puisse l’utiliser sans difficulté.

« À partir de là, j’ai fait six ou sept prototypes, indique-t-il. Dans mon atelier, je n’avais pas de camion. J’ai décidé de faire un faux bras. Chaque fois, je me disais que j’avais l’idée du siècle. Je l’installais. Je l’essayais. Dès que je mettais une contrainte, ça ne marchait plus. Je recommençais. »

Après un an de conception et d’essais, Michaël Rousseau est finalement parvenu à mettre au point un système de verrouillage de bac.

Pour assurer la fabrication du produit, l’entrepreneur est allé jusqu’à concevoir lui-même l’ensemble des équipements nécessaires dans son atelier de Saint-Stanislas.

« Je voulais faire les machines moi-même pour faire ces pièces de façon écoresponsable », souligne-t-il, précisant que le produit est fabriqué avec des matériaux recyclés.

Avec son invention, Michaël Rousseau veut sensibiliser la population.

« Le SecurBac est une assurance que l’on met sur un bac, que ce soit pour les ordures ou pour le recyclage. C’est pour être sûr que l’environnement reste propre après tous les efforts qu’on a mis pour le tenir propre. »

Michaël Rousseau a obtenu un brevet aux États-Unis pour le SecurBac. Il attend maintenant l’approbation de sa demande de brevet au Canada.

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