Tôt jeudi matin, plus de 300 paramédics provenant de différentes régions du Québec ont bloqué l’ensemble des accès au Secrétariat du Conseil du trésor, dans la capitale nationale. Pendant plusieurs heures, aucun employé n’a pu pénétrer dans l’édifice.
Ce geste survient dans un contexte de profond mécontentement au sein du milieu préhospitalier. Les paramédics sont en effet sans convention collective depuis maintenant plus de deux ans.
Selon le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), les négociations avec le gouvernement du Québec peinent à progresser et les discussions seraient même au point mort. Il craint d’ailleurs que le gouvernement repousse la conclusion d’une entente après les élections générales prévues en octobre.
« On en a assez de ne pas être reconnus pour le travail vital qu'on effectue. On n'accepte pas de voir le système de soins préhospitaliers repartir sur la voie du manque de main-d'œuvre et des temps d'attente inacceptables. », a déclaré Sébastien Gourre, président de la Fraternité des travailleurs et travailleuses du préhospitalier du Québec (FTPQ), l'un des syndicats ayant participé au blocage.
Selon lui, la désignation des paramédics comme services essentiels empêche les syndicats d’exercer des moyens de pression efficaces, ce qui prolonge indûment les négociations.
« Le gouvernement est en processus de nous intégrer à un ordre professionnel pour garantir une meilleure protection du public. Si c'est vraiment son intention, alors qu'il revienne à la table de négociation pour obtenir rapidement une entente qui assurera la stabilité de la main-d'œuvre et des services à la population. », a-t-il ajouté.