La MRC de Maria-Chapdelaine continue d’accumuler les données nécessaires à la requalification du Monastère des Pères Trappistes en octroyant deux mandats visant à évaluer les contraintes liées à la CPTAQ ainsi que l’état des infrastructures civiles critiques du site.
En octobre dernier, la MRC de Maria-Chapdelaine a présenté aux citoyens cinq scénarios de réaffectation du Monastère des Pères Trappistes dans le cadre d’une consultation publique. Un centre culturel, un incubateur d’entreprises, un milieu de vie, une école hôtelière ou encore un centre de santé et de bien-être : voici les avenues qui étaient envisagées.
L’objectif était ensuite de soumettre ces pistes de réflexion à d’éventuels partenaires du secteur privé.
Le nouveau préfet, Jean Morency, et les membres du conseil se sont réunis au printemps dernier pour faire le point sur les dossiers touristiques de la MRC. Parmi les sujets abordés figurait l’avenir du Monastère des Pères Trappistes. Ils ont décidé de poursuivre les analyses dans le but de mieux orienter la suite du projet.
C’est dans cette optique que deux mandats ont été attribués lors de la séance du conseil du 8 juillet.
Le premier, d’une valeur de 5 000 $, vise à dresser un portrait des contraintes liées à la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ).
« Par exemple, si la conversion du monastère en hébergement n’est pas possible à cause de la zone agricole, on aimerait ça le savoir avant de tout faire le bilan de santé du bâtiment », fait savoir Jean Morency.
Le second mandat, estimé entre 18 000 $ et 20 000 $, porte sur l’évaluation des infrastructures civiles critiques du site, précise le préfet.
Comme le souligne le préfet, le monastère n’est relié ni à un réseau municipal d’eau potable ni à un réseau municipal d’eaux usées, puisqu’il dispose de ses propres installations.
La MRC souhaite donc en évaluer l’état et la capacité afin de déterminer si elles pourraient répondre à de nouveaux usages, qu’il s’agisse d’habitations ou d’autres types d’occupation. Elle veut également connaître l’ampleur des investissements qui pourraient être nécessaires pour les mettre aux normes, si c’est le cas.
Jean Morency ajoute que la MRC entend s’appuyer sur une approche de gestion des actifs dans ce dossier.
« Avant de poursuivre les discussions et d’imaginer les différentes possibilités de requalification, nous voulons connaître précisément les coûts et les contraintes auxquels nous faisons face afin de prendre une décision éclairée », souligne-t-il.
Les résultats de ces analyses devraient être connus à l’automne.