Camps NT poursuit son évolution amorcée il y a 40 ans par Louis-Philippe Nault et Manon Poulin. Après plusieurs années de croissance et d’investissements, l’entreprise se tourne vers la relève pour assurer la continuité de ses opérations.
Camps NT a connu toute une évolution au fil des quatre dernières décennies. « Ça a commencé quand j’étais à l’université. On a incorporé une entreprise pour faire des travaux de déboisement pour Hydro-Québec en 1986. Ça a fonctionné pendant trois ou quatre ans, jusqu’à ce que je déménage à Dolbeau-Mistassini en 1989 pour travailler pour Domtar. Après quelques années, la fibre entrepreneuriale a pris le dessus », raconte le cofondateur, Louis-Philippe Nault, qui s’est lancé dans l’aventure avec sa conjointe Manon Poulin.
L’entreprise a redémarré en 1993 pour faire des travaux sylvicoles. « Pendant ces années-là, on a tout le temps eu des campements de travailleurs. À ce moment-là, c’était exclusivement pour l’industrie forestière. »
Diversification
L’année 2015 marque un tournant important pour Camps NT. L’entreprise élargit alors son offre de services afin de desservir de nouveaux secteurs d’activité, notamment l’industrie minière, le génie civil et l’énergie.
Aujourd’hui, l’entreprise dolmissoise propose un service clé en main comprenant le transport, l’installation de modules de dortoirs et de bureaux en milieu isolé. L’entreprise assure également la gestion complète des opérations sur les sites, incluant les services alimentaires.
Camps NT compte désormais quelque 150 employés répartis sur différents sites au Québec et en Ontario. Actuellement, cinq camps sont en activité dans le Nord-du-Québec, principalement dans la région de la Baie-James, où ils soutiennent des projets liés au génie civil et à la construction de routes.
Si les activités se sont diversifiées, le secteur forestier demeure bien présent dans les opérations de l’entreprise. Pendant la saison estivale, environ 25 % des activités de Camps NT y sont encore consacrées.
Levier de développement
L’arrivée de l’usine de construction modulaire en 2023 sur la route de la Friche, un investissement de cinq millions de dollars, a permis à l’entreprise de poursuivre sa croissance.
« Le rôle de l’usine est de fabriquer des campements pour répondre à nos besoins. On construit pas mal de campements cette année comme des dortoirs, des cuisines, des annexes de cuisines, des salles à manger et des conteneurs de traitement d’eau », souligne Louis-Philippe Nault.
L’entreprise nourrit également de grandes ambitions pour cette installation.
« L’usine n’est pas encore utilisée à sa pleine capacité. On regarde pour des projets pour faire des minimaisons. La demande est là. »
De nouveaux marchés
En charge du développement de marché, Louis-Philippe Nault voit une foule de potentiel à long terme. « Dans le nord de l’Ontario, beaucoup de potentiel. Contrairement au Québec, ils n’ont pas un réseau de chemin développé comme nous. Ils commencent à investir dans des projets de développement. »
Le Labrador ainsi que la Côte-Nord représente aussi de nouveaux marchés à séduire.
La relève
Après quatre décennies à bâtir l’entreprise, les fondateurs préparent depuis plusieurs années le terrain pour assurer sa continuité.
Manon Poulin a déjà cédé ses parts afin de faire place à la relève et envisage la retraite au cours des prochaines années. Pour sa part, Louis-Philippe Nault demeure impliqué dans les activités de l’entreprise, tout en confiant progressivement davantage de responsabilités à son équipe. De nouveaux actionnaires ont également fait leur entrée au sein de l’organisation.
Pour le cofondateur, cette transition s’inscrit dans la continuité de l’histoire de Camps NT.