Que ce soit la Chute-à-l’Ours, la piste cyclable, les champs ou encore les Grands Jardins, Rachelle Mailhot a su capter, le temps d’un instant, toute la beauté des paysages de Normandin à travers son travail artistique. Ses œuvres témoignent de son profond attachement à la nature et à son coin de pays.
« Chronique d’une quinquagénaire », voilà le nom de l’exposition présentée au cours des prochaines semaines à la Galerie èlvé de Normandin. Le galeriste, Martin Villeneuve, a découvert le travail de l’artiste à l’occasion d’un symposium et a eu un véritable coup de cœur pour ses œuvres. Il a donc lancé à Rachelle Mailhot l’invitation d’exposer à la galerie en formule carte blanche.
« Chaque village a son peintre pour peindre ses paysages. Pour moi, Rachelle Mailhot est la peintre de Normandin. Je trouvais que cela méritait une exposition. Je veux que les gens voient son travail. À quelque part, une galerie doit servir à ça », dit Martin Villeneuve.
L’artiste a accepté cette offre avec enthousiasme. Avant tout, Rachelle Mailhot voulait s’amuser. La pratique artistique est une véritable passion pour elle. « Quand j’ai commencé l’art, c’était un passe-temps. C’est devenu une façon de vivre, une façon de m’évader, une façon de m’exprimer. J’ai développé plusieurs techniques. J’apprends tout le temps. »
Peinture sur bois, aquarelle, encre à l’alcool, photographie : l’artiste a plusieurs cordes à son arc. Récemment, elle a même suivi des cours afin d’en apprendre davantage sur la technique de la plaque de gélatine (gelli plate).
« C’est une plaque de gel avec laquelle on peut faire de l’impression. Je suis capable de transposer des éléments de la nature. Par exemple, je fais l’impression de plantes », explique l’autodidacte.
Le point commun entre toutes ses œuvres? La nature. Elle est omniprésente et constitue une source d’inspiration inépuisable. « C’est le moyen de connecter à moi-même, peu importe ce qui arrive. Ça a toujours été présent et ça l’est toujours. »
Rachelle Mailhot a quitté la région pendant près de 25 ans avant d’y revenir il y a quelques années. Depuis son retour, elle puise une grande partie de son inspiration dans les paysages qui l’entourent. Les vastes horizons du Lac-Saint-Jean, les levers et couchers de soleil ainsi que les grandes rivières ont particulièrement marqué son regard d’artiste. À Normandin, elle est servie.
C’est la somme de toutes ces expériences que l’on retrouve dans sa nouvelle exposition à la Galerie èlvé, où une quarantaine d’œuvres sont présentées.
« La thématique de la quinquagénaire s’est imposée naturellement. Mes œuvres racontent une histoire. Souvent, je suis capable de dire où chaque œuvre a été réalisée, quelle était l’ambiance, la lumière, mon ressenti. J’aime les mots. Il y a aussi cet aspect qui est présent. »
L’exposition sera présentée jusqu’au 30 décembre. D’ici là, Rachelle Mailhot compte ouvrir les portes de la galerie pour offrir quelques démonstrations et, possiblement, des ateliers. Une façon pour elle de transmettre sa passion au public.
