Les œuvres d’Annie Fortin sont porteuses de messages inspirés des enseignements et des apprentissages qu’elle a réalisés au cours de sa vie. L’artiste dévoile aujourd’hui sa plus récente collection, inspirée de sa démarche d’art d’âme, dans le cadre de l’exposition Traversées, présentée à L’Espace.
À l’âge de 48 ans, la Dolmissoise est plus passionnée que jamais par sa pratique artistique. Longtemps, elle s’est cherchée et maintenant, elle s’est trouvée.
« J’ai exercé plusieurs métiers. J’ai exploré différents domaines, comme la pâtisserie et la fleuristerie. J’ai aussi été technicienne en architecture pendant neuf ans. Aujourd’hui, je suis adjointe administrative. Chaque fois, je trouvais le défi stimulant, mais je finissais toujours par me lasser. J’essayais de combler un vide. J’ai trouvé ma voie avec l’art », confie-t-elle.
Dès qu’Annie Fortin a pris un pinceau en main, elle ne l’a plus quitté. Elle s’est d’abord consacrée à l’art animalier, fascinée par les animaux totems. Depuis la dernière année, elle développe toutefois une démarche qui lui est propre : l’art d’âme.
« C’est une façon de mettre sur toile des émotions qu’on a de la difficulté à exprimer. C’est difficile de communiquer ce que l’on ressent face au regard des autres, de parler du fait de suivre son cœur ou encore du contrôle opposé à la confiance. Je veux vraiment traduire tout cela sur la toile. »
Animée par un vif intérêt pour le développement personnel, Annie Fortin a choisi de mettre à profit le riche bagage qu’elle a accumulé au fil des années afin de le transmettre à travers son art.
Chacune de ses œuvres porte un message. Des symboles y sont dissimulés et chaque élément a sa raison d’être.
« Présentement, la toile qui m’interpelle le plus est celle avec la bernache. Le totem de la bernache représente l’abandon. Elle possède plusieurs autres symboliques, mais j’ai choisi d’explorer celle qui me ressemble le plus. »
« La bernache voyage d’un pays à l’autre sans se poser de questions. Elle poursuit sa route malgré la pluie, les tempêtes, le vent et les détours. Elle se laisse guider par la vie et par son intuition », ajoute-t-elle.
Chaque œuvre achevée procure à l’artiste un profond sentiment de fierté et d’accomplissement.
Le 7 octobre dernier, Annie Fortin a dévoilé au public le fruit de son travail lors d’un vernissage tenu à L’Espace, à la bibliothèque municipale du secteur Dolbeau. Ses toiles y seront exposées pendant tout le mois d’octobre.
Et ce n’est qu’un début. D’autres œuvres viendront compléter la collection.
« J’ai tellement d’idées. C’est incroyable. Je n’ai pas assez d’une vie pour peindre tout ce que je veux », s’exclame l’artiste.



