Québec solidaire a dévoilé ses engagements en matière de logement, promettant notamment d’instaurer un contrôle des loyers afin de freiner la hausse des coûts d’habitation qui touche de nombreux ménages québécois.
La porte-parole du parti, Ruba Ghazal, a placé la lutte à la crise du logement au cœur de ses priorités en matière d’habitation. Si Québec solidaire forme le prochain gouvernement, le parti s’engage à plafonner les augmentations de loyer au taux de l’inflation dans les 100 premiers jours suivant l’élection.
« Les locataires n'en peuvent plus de recevoir des augmentations de loyer pouvant atteindre 10, 20 ou même 30%. Pour stopper l'hémorragie, un gouvernement de Québec solidaire plafonnera les hausses de loyer à l'inflation dans les 100 premiers jours de son mandat. Ensuite, nous instaurons un vrai contrôle des loyers pour éviter les abus et calmer le marché à long terme. », a déclaré Mme Ghazal.
Selon un sondage Léger publié le 29 août 2026, 74 % des répondants se disent favorables à l’instauration d’un contrôle gouvernemental sur l’augmentation des loyers.
Outre le contrôle des loyers, Québec solidaire dit vouloir renforcer la protection des locataires et s’attaquer à la spéculation immobilière. Le parti promet également de pénaliser les propriétaires jugés abusifs, de développer massivement les logements sociaux et communautaires, de faciliter l’accès à la propriété et d’accélérer la construction ainsi que la rénovation de logements adaptés aux besoins de la population. La formation politique entend aussi s’attaquer à la crise de l’itinérance, un enjeu qui demeure préoccupant dans plusieurs régions du Québec.
« La crise du logement n'est pas une fatalité : elle est le résultat des mauvais choix de tous les partis politiques qui se sont succédé au pouvoir depuis 20 ans. Le plan que nous dévoilons aujourd'hui est ambitieux et repose sur un principe simple : le logement est un droit, pas un actif spéculatif. », a-t-elle ajouté.
Selon elle, les solutions présentées par Québec solidaire sont ancrées dans la réalité du terrain et connectées avec les besoins des Québécoises et des Québécois.
« Québec solidaire a un plan pour régler la crise du logement, et la conviction que pouvoir loger notre monde dignement, c'est possible. », a conclu celle qui deviendra première ministre si sa formation politique remporte suffisamment de sièges lors de l’élection du 5 octobre.