À quelques jours de la rentrée scolaire, la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ) tire la sonnette d'alarme face au nombre toujours élevé de postes vacants dans le réseau de l'éducation québécois.
Selon les plus récentes données du Tableau de bord de l'éducation du gouvernement du Québec, 1 864 postes d'éducatrices et d'éducateurs en milieu scolaire (ÉMS) ainsi que 752 postes de techniciennes et techniciens en éducation spécialisée (TES) demeurent à pourvoir au Québec. À cela s'ajoutent 1 301 postes d'enseignants toujours vacants. Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, le réseau cherche encore à combler 19 postes d'ÉMS, 10 postes de TES et huit postes d'enseignants.
Pour la FPSS-CSQ, ces chiffres sont particulièrement inquiétants puisqu'ils ne représentent qu'une partie de la réalité, les données publiques ne permettant pas de mesurer les besoins dans plusieurs autres catégories d'emploi, notamment chez les préposés aux élèves handicapés, les surveillants d'élèves ainsi que le personnel administratif, technique et manuel.
« Les postes vacants ne sont pas simplement des cases vides dans un tableau. Derrière chacun d'eux, il y a des services qui ne sont pas offerts, des élèves dont les besoins risquent d'être moins bien pris en charge et des membres du personnel qui doivent absorber une pression supplémentaire. On ne peut pas accepter que cela devienne la nouvelle normalité en éducation de débuter chaque année scolaire avec des centaines, voire des milliers de postes à pourvoir. », affirme Éric Pronovost, président de la FPSS-CSQ.
Des effectifs qui quitte le réseau?
La fédération souligne également une autre tendance. Son analyse des données du Tableau de bord de l'éducation révèle que 834 postes de TES et 632 postes d'ÉMS ne sont plus disponibles comparativement à la fin de la dernière année scolaire, une situation qui laisse croire à des départs au sein du réseau.
« Quand les équipes sont incomplètes, on passe trop souvent notre temps à gérer les urgences plutôt qu'à faire de la prévention. C'est exactement le contraire de ce que nous devrions chercher à accomplir dans nos écoles. Pour donner les bons services aux élèves, il faut avoir les bonnes personnes, au bon endroit et au bon moment. », conclut M. Pronovost.