Les Macaronneuses, ça vous dit quelque chose ? Trois amies qui, sur un coup de tête, se sont lancées dans un projet créatif. Et de fil en aiguille, leur idée un peu folle a pris de l’ampleur, jusqu’à devenir une véritable aventure.
Impossible de s’ennuyer en compagnie de Cindy Painchaud, Marie-Andrée Roberge et Véronique Rousseau, trois grandes amies à la complicité naturelle et aux fous rires contagieux. C’est avec entrain qu’elles racontent les débuts de leur projet entrepreneurial.
En fait, tout part de Cindy Painchaud. C’est elle qui a acheté la toute première machine à macarons pour faire de petits badges circulaires. Celle qui avait un kiosque au Festival du bleuet de Dolbeau-Mistassini souhaitait diversifier ses produits faits à la main.
Ses deux amies ont tout de suite été emballées par l’idée. Pour Véronique Rousseau, cette démarche a même ravivé un souvenir familial. « Il y avait un photomaton dans les années 70. La première photo de couple de mes parents, qui ont aujourd’hui plus de quarante ans de mariage, est un macaron du Festival du bleuet. Tout le monde avait sa photo à l’époque », se remémore-t-elle.
Le trio a donc décidé de remettre cette tradition au goût du jour, à leur façon. Les amies ont acheté une imprimante et, quelques heures avant l’événement, se sont familiarisées avec leur nouvel équipement.
Les festivaliers pouvaient se photographier sur le site. Peu de temps après, le tout était immortalisé sur un macaron. La formule a rapidement fait ses preuves alors que la demande a surpassé les attentes. Les gens faisaient la file pour mettre la main sur leur modèle.
« On avait 90 cartouches photo. On en a manqué. On a arrêté parce qu’on n’en avait plus », dit Cindy Painchaud.
C’est ainsi que les Macaronneuses ont pris leur envol. Le projet s’est officialisé avec un logo et une page Facebook.
Des projets pleins les mains
À leurs débuts, les filles ont participé au souper-bénéfice de la Coopérative de solidarité Vox Populi, une belle expérience.
« Quand on est invité à un événement, on fait un brainstorming quelques semaines avant et on fait des macarons préimprimés sous une thématique. On avait fait plusieurs modèles pour le Vox. C’était vraiment populaire », souligne Marie-Andrée Roberge.
Les événements se sont enchaînés. Très vite, les commandes personnalisées ont commencé à affluer, que ce soit pour des artistes, des entreprises ou des équipes sportives. Au total, pas moins de 3000 macarons ont été fabriqués.
Chaque semaine, le trio se réunit pour produire des macarons de différentes tailles à l’aide de leurs machines. Le plaisir est tout le temps au rendez-vous.
Les grandes amies ont tout plein d’idées et de projets pour la suite. Elles sont ravies d’ailleurs d’avoir décroché un contrat avec Pop Pop Balado, une initiative portée par Marie‑Josée Gauvin et Maxime Roberge.