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Maire de Saint-Stanislas

Mario Biron s'inquiète de la relève dans les petites municipalités

Vincent Pagé
Le 17 mars 2025 — Modifié à 12 h 15 min
Par Vincent Pagé - Journaliste

À l’aube des prochaines élections municipales qui se tiendront cet automne, le maire de Saint-Stanislas Mario Biron soulève ses inquiétudes face au manque de relève au sein des conseils municipaux. Celui qui est en poste depuis 2009, faisant de lui le doyen de la MRC de Maria-Chapdelaine, encourage les citoyens à s’intéresser au rôle d’élu.

Saint-Stanislas fait partie des six municipalités de la région qui ont fait la demande au Ministère des Affaires municipales pour réduire à quatre son nombre de conseillers. Pour Mario Biron, ces demandes découlent directement du manque de relève.

« C’est de plus en plus difficile d’avoir de la relève chez les élus. Même à quatre conseillers, les petites municipalités craignent d’avoir des sièges vacants. J’essaie le plus possible de parler du rôle d’élu pour intéresser les citoyens, mais ce n’est pas facile », indique-t-il.

Mario Biron a annoncé qu’il ne solliciterait pas de prochain mandat au début de l’année 2024. En l’annonçant aussi tôt, il espère laisser le temps aux personnes intéressées de réfléchir sérieusement à cette implication.

« Ce que je trouve désolant, c’est que plusieurs personnes vont attendre à la dernière minute pour déposer leur candidature sur un siège vacant pour éviter une élection. Ça nuit à la démocratie. Quand tu es élu au scrutin par les citoyens, tu es bien assis sur ton siège et tu as les coudées franches », mentionne-t-il.

Il ajoute : « Les gens viennent me voir et me disent qu’ils espèrent que je vais trouver un bon remplaçant, mais ce n’est pas à moi d’inciter quelqu’un à prendre ma place, c’est toute la population qui doit en parler et motiver des gens à s’impliquer. »

Rôle trop restrictif?

Mario Biron rejoint plusieurs de ses compères à travers la province qui souhaite moins de restrictions dans le rôle d’élu afin de ne pas limiter certains profils de candidature, notamment les entrepreneurs.

« Comme maire, on ne peut même pas faire de bénévolat en raison des assurances.  Moi, j’ai le temps et les compétences pour faire certaines choses qui vont au-delà de mes responsabilités de maire, mais je suis bloqué par mon rôle d’élu. Ce qui est un peu ridicule, c’est que les petites municipalités sont traitées au même titre que les grandes villes au niveau de la loi », explique-t-il.

Le maire reconnait toutefois que le projet de loi 57, signé par le gouvernement du Québec l’an dernier, accorde plus de souplesse à ce niveau.

« C’était nécessaire qu’il y ait un changement au niveau de la loi. Avant, un entrepreneur dans une petite municipalité était pénalisé s’il souhaitait s’impliquer au conseil. Si tu avais un dépanneur dans ton village et que le propriétaire était élu, la municipalité ne pouvait plus acheter d’essence dans ce commerce », conclut-il.

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